La réponse du professeur Vittorio Donato
Cher patient, je ne connais pas bien votre histoire clinique et aussi votre âge, information importante pour porter un jugement clinique.
Dans tous les cas, spécifiquement pour le cancer de la prostate avec Gleason 6 (3+3) et certainement la néoplasie intraprostatique, les principales options thérapeutiques radicales sont, comme cela a été suggéré, la radiothérapie ou la chirurgie. Cependant, je rappelle qu’il existe également une autre option appelée « attente vigilante » qui pourrait être effectuée dans ces cas, mais uniquement sous surveillance médicale spécialisée stricte.
En ce qui concerne la radiothérapie stéréotaxique, mais dans votre cas, je ne suis pas sûr de sa faisabilité par manque d’informations, en fait, il serait théoriquement possible d’effectuer un traitement stéréotaxique, c’est-à-dire jusqu’à un maximum de 5 fractions.
Cette modalité de traitement est réalisée aujourd’hui dans quelques applications, je rapporte quelques expériences internationales dans lesquelles elle est même administrée en une seule fraction (radiochirurgie), mais elle nécessite une technologie de radiothérapie élevée qui permet un « centrage » précis du néoplasme et la prostate ainsi que la nécessité d’effectuer chaque application de radiothérapie avec une précision millimétrique absolue.
La précision de ces procédures est nécessaire car les doses administrées quotidiennement sont très élevées. Ce schéma est nécessaire pour pouvoir éliminer le cancer et doit être réalisé en respectant les contrôles de qualité nécessaires pour pouvoir réaliser un traitement efficace sans complications possibles.
Au-delà de l’aspect technologique, il est vraiment important, voire fondamental, qu’il y ait une bonne expertise de tout le personnel où travaille le radio-oncologue spécialiste afin de pouvoir compter sur un traitement correctement réalisé.
Quant aux effets secondaires, ils seront liés au site du champ d’irradiation qui, dans le cas de la prostate, peut impliquer une partie du rectum et de la vessie. D’une manière générale on peut donc avoir une rectite et une cystite modestes mais généralement ce sont des réactions passagères qui peuvent être facilement gérées par le radiothérapeute-oncologue. En cas de stéréotaxie, il peut également y avoir la possibilité, après un certain temps, d’une difficulté à uriner, mais à ce sujet il est bon de se renseigner auprès du médecin spécialiste car elles varient sensiblement selon les caractéristiques du patient et la thérapeutique schéma adopté.
Enfin, l’appareil baptisé Cyberknife effectue uniquement des traitements de radiothérapie de type stéréotaxique avec une méthodologie robotique très précise. C’est une machine créée pour des interventions à réaliser sur des pathologies de l’axe cérébro-spinal mais son application s’est également étendue à d’autres parties du corps, comme la prostate. Par conséquent, le traitement stéréotaxique de la prostate peut également être effectué avec le Cyberknife.
Salutations cordiales
