Sur le
Santé des coursiers
du 19 novembre, Laura Palazzani rappelle la nécessité de
une adaptation des comités d’éthique et de leur rôle face à la récurrence de cas de personnes dans des conditions très graves dues à des maladies incurables. Celui du petit Indi n’est que le dernier en date et nombreux sont ceux qui ne parviennent pas à faire la une des médias. Il s’agit de un sujet urgent non seulement sur le plan clinique, humain et politique, mais aussi sur le plan social et culturelparce qu’il s’agit de la limite inéluctable, qui risque d’être systématiquement masquée également en raison de la puissance toujours croissante de la médecine et de son appareil technologique, qui d’une part nous assure de nouvelles possibilités, mais d’autre part risque de nous rendre prisonniers d’attentes qui ne pourront vraisemblablement jamais être satisfaites.
Et si le cas d’un nouveau-né a la force d’ébranler les consciences et de provoquer la colère en raison de son caractère antithétique avec le cours naturel des événements, le défi se présente en réalité chaque jour, partout, bien qu’avec moins de violence symbolique, surtout, évidemment, pour ceux qui approchent de la fin de leur parabole vitale avec de nombreuses années derrière eux. Penser pouvoir demander à la médecine d’abolir la limite illusoire et dangereuse, aussi parce qu’elle peut générer une cascade d’effets secondaires qui affecteraient en premier lieu l’individu lui-même qui y est soumis : voir ci-dessous fureur thérapeutique.
Comme il l’a souligné récemment Alberto Gianniniréanimateur pédiatrique, haut Corriere.it
nous devons examiner chaque action dans le domaine de la santé et des soins pour évaluer sa signification et son acceptabilité également sur le plan éthique, dimension fondamentale de l’action humaine. En fait, ce qui est techniquement possible n’est pas toujours éthiquement acceptable.. Il ne s’agit donc pas seulement d’ajouter des années à la vie (ce qui est en soi une excellente chose) mais bien de ajouter de la vie, et surtout de la valeur, aux années. Si le premier objectif est l’apanage de la médecine notamment, le second peut bénéficier d’une vision capable de prendre en compte judicieusement les limites de la condition humaine.
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