Le réseau LabNet (promu par le Gimema et cofinancé par l’Ail) fête ses 20 ans : il est opérationnel pour quatre tumeurs, maintenant le projet pour le myélome démarre

Garantir des tests de diagnostic sophistiqués dans toute l’Italie, réduire les délais de déclaration et éviter les déplacements inappropriés des patients, avec des effets positifs de réduction des coûts également pour le Service National de Santé. Tels sont les objectifs et les perspectives à long terme attendus du nouveau MRD Multiple Myeloma LabNet présenté aujourd’hui à Rome, lors de la troisième réunion nationale du GIMEMA, le Groupe italien pour les maladies hématologiques de l’adulte.
Il s’agit du cinquième projet du réseau LabNet, le service géré par la Fondation GIMEMA qui relie, via une plateforme numérique, les centres cliniques et laboratoires spécialisés du NHS. Forte de son expérience dans la gestion de ce réseau déjà opérationnel pour d’autres pathologies (leucémies myéloïdes chroniques et aiguës, syndromes myélodysplasiques et néoplasies myéloprolifératives chroniques Philadelphie négatives), la Fondation GIMEMA étend également son service au myélome multiple.

160 centres cliniques, 60 laboratoires spécialisés, 15 000 patients atteints et plus de 200 000 tests réalisés. Telles sont quelques-unes des données qui décrivent les vingt années d’activité du LabNet, un réseau national qui relie, à travers une plateforme numérique, les centres cliniques et les laboratoires spécialisés : l’objectif est de rendre accessible le diagnostic avancé en hématologie en offrant des services uniformes sur tout le territoire national.
Ce que cela signifie concrètement peut être compris à partir des chiffres du projet LabNet CML (celui dédié à la leucémie myéloïde chronique) : entre 2021 et 2023, 381 patients ont obtenu une réponse moléculaire aux traitements, permettant la suspension des thérapies devenues inutiles dans environ la moitié des cas et générant un bénéfice net de 6,8 millions d’euros pour le Service National de Santé.
Ces chiffres ont été révélés lors d’un événement organisé ces derniers jours au ministère de la Santé, intitulé «20 ans d’activités du LabNet, résultats et perspectives de développement», une initiative parrainée par l’Association italienne contre la leucémie, le lymphome et le myélome (Ail) et par la Fondation GIMEMA, créée par TEHA avec la contribution inconditionnelle de Novartis et qui a vu la participation de représentants de cliniciens, de patients et d’institutions.




















































«Au cours des 20 dernières années, nous avons construit un modèle unique de collaboration entre centres cliniques, laboratoires spécialisés, institutions et partenaires privés, capable de générer une valeur concrète pour le NHS et pour la recherche mais, surtout, d’offrir un service désormais indispensable à tous les patients souffrant de néoplasmes hématologiques – souligne Marco Vignetti, Président de la Fondation GIMEMA -. LabNet a en effet amélioré la qualité des soins aux patients, en proposant des diagnostics rapides, précis et uniformes dans tout le pays, contribuant considérablement, entre autres, à garantir l’égalité d’accès pour tous aux traitements les plus innovants. En même temps, il a créé une plateforme stratégique pour la recherche clinique et translationnelle. L’espoir est que ce réseau soit reconnu comme un atout stratégique du pays et qu’il puisse par conséquent être soutenu, car il représente non seulement un modèle de soins juste et efficace, mais aussi un levier fondamental pour l’avenir du NHS ».

LabNet est officiellement né en 2008, même si les premières initiatives visant à standardiser le diagnostic moléculaire de la leucémie myéloïde chronique remontent à 2006. Il est actuellement divisé en quatre projets : outre la leucémie myéloïde chronique (LabNet CML), la leucémie myéloïde aiguë (LabNet AML) depuis 2016, les néoplasmes myéloprolifératifs à Ph négatif (JakNet) depuis 2018 et les syndromes à partir de l’année suivante. maladies myélodysplasiques (LabNet MDS).
A quoi s’ajoute désormais le LabNet MRD Multiple Myeloma qui mettra les hématologues italiens en contact avec des laboratoires où le diagnostic et l’évaluation de la maladie résiduelle minime (MRD) sont effectués au moyen de tests très sophistiqués.
Chaque année, environ 5 600 Italiens tombent malades du myélome multiple, une maladie aujourd’hui traitable et potentiellement curable dans une partie importante des cas. La surveillance du MRD, le nombre de cellules tumorales qui restent dans l’organisme pendant ou après le traitement du cancer, est aujourd’hui une priorité stratégique pour améliorer l’évaluation des patients, optimiser la durée du traitement, le suspendre lorsque cela est possible et identifier précocement la réapparition de la maladie même chez les patients ne présentant aucun symptôme.
Mais tous les centres d’hématologie italiens n’ont pas la possibilité de réaliser les examens de laboratoire nécessaires pour détecter de manière précoce ou lorsqu’elles sont présentes en très petit nombre les cellules tumorales résiduelles. LabNet MRD Multiple Myeloma est né de la volonté de surmonter ces obstacles et d’améliorer la vie des patients et les possibilités de traitement proposées par les hématologues, afin de permettre à tous les patients de bénéficier des meilleurs soins possibles.

«Au cours de ces 20 années, nous avons assisté à une évolution extraordinaire en hématologie : des diagnostics de plus en plus précis et des thérapies ciblées ont ouvert des perspectives impensables jusqu’à récemment – souligne Giorgina Specchia, membre du Comité scientifique de l’AIL -. Des initiatives telles que LabNet (promues par GIMEMA et cofinancées par AIL) soutiennent également concrètement cette voie, qui garantissent des normes de diagnostic élevées, offrant aux patients un suivi plus précis et plus rapide et des parcours de traitement plus appropriés. Les bénéfices concrets concernent en effet le système de santé, qui est plus efficace et capable d’optimiser les coûts, mais il y a aussi de grands avantages pour les patients et les soignants, notamment en termes de moindre mobilité et, en même temps, de réduction des déplacements pour les tests et les thérapies, avec environ 500 mille kilomètres économisés chaque année pour des milliers de familles ».
La valeur de ce modèle organisationnel trouve aujourd’hui également une attention croissante dans les processus de planification des soins de santé : l’appartenance au LabNet a en effet été utilisée par l’AGENAS parmi les critères de sélection des centres d’hématologie du Réseau National des Cancers Rares. Le Plan national d’oncologie 2023-2027 va également dans cette direction, qui prévoit l’inclusion dans les systèmes de santé régionaux de réseaux spécialisés de laboratoires dédiés au diagnostic avancé en hématologie, pour garantir l’efficacité et la rentabilité.

Vous avez un doute ou une question médicale ?

Nos médecins et spécialistes répondent à vos questions sur des sujets de santé

A lire également