La rubrique « Smart Tips » traite de la nouvelle « mode » qui fait fureur sur les réseaux sociaux. Une option intéressante par rapport aux chips classiques en sachet, mais pas entièrement saine

Les influenceurs grignotent désormais des chips de brocoli et de carotte dans leurs vidéos. Il s’inscrit dans une stratégie marketing concentrée dans les rayons des supermarchés et étendue aux réseaux sociaux, dans le but de promouvoir des snacks d’apparence saine. A la place des chips industrielles, des légumes croustillants. Le marché répond également au besoin des consommateurs de snacks moins caloriques et moins gras.
Mais y a-t-il un réel avantage nutritionnel à un tel apéritif ?

Moins de gras

Pour le savoir, les experts du magazine français 60 millions de consommateurs ils ont récemment analysé 12 produits, similaires à ceux trouvés en Italie. Il faut dire que quelques promesses sont tenues dans la plupart des cas (pas dans tous). Les chips à base de légumes, de légumineuses, de riz, de soja, de sarrasin ou d’algues peuvent contenir moins de matières grasses que les chips en sachet : la teneur moyenne est de 17 grammes par gramme, contre 33 pour les chips classiques. Il en va de même pour les acides gras saturés, mauvais pour la santé s’ils sont consommés en excès : 1,77 grammes contre 2,75 (toujours pour 100 grammes).
Deuxième différence : les feuilletés aux légumes contiennent plus de fibres, ce qui permet de contrôler la glycémie.




















































Sel et calories

Cependant, ces chips peuvent être très salées et riches en calories, surtout si elles sont frites dans l’huile. Reste le problème de ce qu’on appelle l’hyperappétence, c’est-à-dire ce goût captivant d’un aliment peu rassasiant.
et donne faim et soif. Dans certains cas, nous remarquons également la présence d’additifs qui poussent les emballages dans la catégorie des aliments ultra-transformés, ces aliments hautement transformés et nocifs s’ils font partie de l’alimentation quotidienne.

L’étiquette

Comme toujours, la solution est de regarder l’étiquette, avec l’espoir de tomber un jour sur des légumes simplement déshydratés, sans aucun autre ajout. Encore meilleur si les légumes sont frais, en vinaigrette, riches en phytocomposés et vitamines.

* La revue scientifique est réalisée par Enzo Spisni, professeur de physiologie nutritionnelle à l’Université de Bologne.

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