Combien de fois répétons-nous ce dont nous voulons nous souvenir ? Tous les combien de jours ? Deux méthodes faciles à expérimenter et à adapter si l’on souhaite conserver les données le plus longtemps possible
L’un des soucis de ceux qui travaillent avec des données et des informations, sans parler de ceux qui étudient, est de ne pas pouvoir mémoriser. Surtout, mémorisez le plus longtemps possible, pour avoir appris.
Une faculté importante non seulement dans la jeunesse, lorsque nous vivons immergés dans le monde de l’école, mais aussi à l’âge adulte pour le travail et, au fil des années, lorsque la peur de « rater quelque chose » prend le dessus et donc le désir d’améliorer et de consolider notre mémoire est encore plus pressant.
Mécanismes d’apprentissage
Si l’on n’a pas complètement renoncé à l’option des mémoires « externes », c’est-à-dire confier chaque note, voire date, à des appareils électroniques, on peut tenter de renforcer la mémoire des informations dans le temps.
Il existe différents conseils pour entraîner votre mémoire et mémoriser des mots, des chiffres et des informations.
Ce sur quoi nous souhaitons nous concentrer dans cet article n’est cependant pas tant la manière d’apprendre un poème (ou quoi que ce soit d’autre) par cœur, mais plutôt la manière de conserver ce que l’on a mémorisé au fil du temps, notamment en utilisant l’effet de distanciation.
Pour ce faire, il faut partir d’un fondamental : pour maîtriser n’importe quelle compétence, la répétition dans le temps est indispensable, un principe qui s’applique à l’apprentissage physique et mental ; mais à quelle fréquence devons-nous le répéter pour lutter contre notre tendance naturelle à oublier l’information ? La psychologie cognitive l’a étudié.
Lorsqu’il s’agit d’apprendre, il faut se méfier de la facilité avec laquelle on apprend : se souvenir d’une leçon aujourd’hui ne veut pas dire qu’on s’en souviendra dans un mois. Un apprentissage trop facile et trop rapide peut s’avérer inefficace à long terme, tandis qu’un apprentissage trop difficile pourrait s’avérer tout aussi inefficace car décourageant.
Comment répéter
Les deux points clés pour la mémorisation à long terme sont : répéter et planifier la répétition des contenus dans le temps (la réactivation de la mémoire) de manière efficace pour chacun de nous.
Concernant le « comment » répéter, il est conseillé de revoir les contenus appris (qu’il s’agisse de mots, de chiffres, de concepts, de formules) en répondant à des questions, plutôt que de simplement relire le matériel. C’est plus efficace. Après chaque tentative de mémorisation de l’information, nous devons évidemment aller récupérer les informations dont nous n’avons pas pu nous souvenir.
L’effet de distanciation
Concernant le moment de les répéter, nous introduisons le phénomène appelé « effet d’espacement » : lorsque les révisions de contenus sont limitées, par exemple, à trois sessions, il est préférable de les espacer sur des périodes relativement plus longues (par exemple tous les trois jours) plutôt que sur des périodes plus courtes (tous les jours). Réviser des documents à des intervalles plus longs nécessite plus d’efforts : c’est précisément cet effort qui renforce les souvenirs et favorise leur conservation à long terme.
Le secret est d’identifier le bon intervalle entre les répétitions, afin qu’il ne soit ni trop long ni trop court. L’intervalle idéal varie en fonction de divers facteurs, comme le type d’informations à apprendre ou le fonctionnement personnel de notre cerveau, mais cela peut se faire par essais et erreurs.
La méthode des « jours »
Il existe des logiciels d’apprentissage qui utilisent des algorithmes pour trouver comment tester chaque information au moment idéal, comme ceux utilisés pour apprendre les langues étrangères. Mais il existe également des méthodes que nous pouvons appliquer et tester personnellement.
La première est la « méthode des jours » : lorsqu’on apprend quelque chose pour la première fois, la mémorisation est fragile et le contenu doit être réactivé rapidement pour ne pas être oublié. Chaque récupération renforce la mémoire, permettant de reporter la prochaine répétition.
Un exemple d’espacement étendu pour un élément de contenu donné est : jour 1, jour 2, jour 5, 15, 45, 135, avec la date d’intervalle triplant de session en session. Il semble de toute façon avantageux de faire la première répétition le jour 2, car le sommeil nocturne permet au cerveau de renforcer les connaissances apprises. Les intervalles suivants peuvent être adaptés en fonction des besoins individuels, du type de contenu à mémoriser et de leur taille.
Cette méthode permet également d’intégrer de nouvelles informations. Par exemple, les jours où il n’y a pas de répétitions, vous pouvez ajouter des données à mémoriser.
La méthode du « système de boîtes »
Une autre méthode est basée sur le « système de boîtes de Leitner ». Dans ce cas, la durée de l’intervalle avant la prochaine récupération dépend du succès de la tentative de répétition.
Si la réponse a été facile, la guérison ultérieure devrait avoir lieu dans la semaine.
Si la réponse était difficile, trois jours doivent s’écouler avant le prochain test.
Si la réponse n’est pas trouvée, le prochain test devra être effectué le lendemain.
Bien évidemment, tout doit toujours être adapté pour qu’une méthode personnalisée puisse être développée.
Bref, un apprentissage efficace et durable nécessite un certain effort pour récupérer les informations de la mémoire, mais aussi une répétition régulière et des intervalles adaptés.
