Bonjour, j’ai 71 ans et j’ai subi une prostatectomie radicale le 24 avril, pour une gleason 7 (4+3 – 80% 4), aucun symptôme, psa préopératoire 29,5 (je souffre d’hypertrophie asymptomatique depuis 10 années et j’ai surveillé la croissance constante du psa même avec des IRM annuelles et des biopsies biennales toujours négatives jusqu’à la dernière). L’histologie postopératoire montre un carcinome bilatéral avec infiltration extracapsulaire droite, des marges négatives et 1 ganglion lymphatique sur 13 positif. TEP PSMA préopératoire négatif en date du 28 mars (type scanner abdominal et scinti osseux). PSA postopératoire à 6 semaines 0,006, après 1 mois nouvelle mesure 0,012 : peut-il être un indice de récidive compte tenu du doublement ? L’oncologue suggère une hormonothérapie adjuvante. J’aurais aimé pouvoir éviter la radiothérapie en raison d’une colite ulcéreuse chronique pendant 40 ans et actuellement silencieuse. J’ai peur des effets secondaires de l’hormonothérapie, notamment sur le cœur, de l’ostéoporose ou de l’apparition d’un diabète : est-il correct dans ma situation d’activer le protocole d’hormonothérapie adjuvante ? Est-il possible que le cancer développe une sensibilité à l’hormonothérapie ? Merci d’avance pour votre avis…

par Dario

La réponse du Dr Giario Conti

Cher Dario, les données PSA sont encore difficiles à interpréter car la valeur est très faible et mérite sans aucun doute d’être vérifiée avant de prendre une décision. Mathématiquement, il est correct de dire que 0,012 est le double de 0,006, mais biologiquement et cliniquement, il existe une possibilité de variation analytique due à la marge d’erreur du laboratoire. Si je fais le calcul correctement, elle fait faire un PSA début mai (six semaines après l’opération) et un autre en juin (un mois après le premier). Si c’est le cas, je suggérerais de répéter la dose du marqueur avant de déterminer si elle peut être prise. thérapie de sauvetage. Dans ce cas, si la colite ulcéreuse représentait un obstacle, on pourrait penser à un traitement hormonal, en prévenant ou en réduisant au maximum les effets secondaires. Je sais que je me répète toujours dans ce sens, mais une évaluation collégiale multidisciplinaire devrait être mise au programme, après le nouveau dosage du PSA.

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