Sacs à dos, mauvaises postures, smartphones et sport : quels sont les risques réels pour la colonne vertébrale des enfants et des adolescents et quelles sont plutôt les croyances à dissiper. Les réponses de l’expert

L’école reprend et les soucis de nombreux parents reviennent : des sacs à dos trop lourds, des heures passées sur des livres et de plus en plus de temps devant les smartphones et les tablettes. Ces facteurs peuvent affecter le bien-être de la colonne vertébrale.

Trop de livres sur vos épaules peuvent-ils être nocifs ?

« Oui, mais il est important de dissiper un mythe : le sac à dos ne provoque pas de scoliose. La scoliose idiopathique de l’enfant et de l’adolescent est une pathologie qui se développe indépendamment du poids du sac à dos et ses causes ne sont pas encore complètement élucidées – a déclaré Giovanni Andrea La Maida, directeur de l’unité de pathologies de la colonne vertébrale de l’Asst Pini-Cto de Milan -. Le vrai problème est la surcharge de la colonne vertébrale et les postures incorrectes que le poids excessif fait adopter. Un sac à dos trop lourd oblige le garçon à compenser en inclinant son tronc ou en changeant de posture. Les conséquences peuvent être des douleurs musculaires, de la fatigue et des contractures. De plus, s’il est porté sur une seule épaule ou mal ajusté, la charge devient asymétrique. Dans les cas les plus extrêmes, des bretelles trop serrées peuvent même comprimer les structures nerveuses et vasculaires de l’aisselle, provoquant des picotements au niveau des mains. »




















































Que peut-on faire pour prévenir ces troubles ?

«Pour limiter la charge sur la colonne vertébrale et les articulations, le sac à dos ne doit pas dépasser 10 à 15 pour cent du poids corporel. De plus, il doit toujours être porté sur les deux épaules et les bretelles doivent être correctement ajustées : ni trop serrées, ni trop lâches. Mieux vaut choisir des modèles avec un dos rigide et des bretelles rembourrées ; ceux équipés d’une ceinture ventrale, qui transfère une partie de la charge sur le bassin, sont encore plus efficaces. Une autre pierre angulaire de la prévention est le mouvement. Aujourd’hui, beaucoup d’enfants sont trop sédentaires. L’activité physique renforce les muscles, maintient la mobilité des articulations et contribue à une meilleure posture. Il n’y a pas de « bon » ou de « mauvais » sport, ni d’activités à éviter par crainte de scoliose. L’important est de pratiquer régulièrement un sport qui plaît à l’enfant. Seuls les exercices qui impliquent des charges importantes sur le dos, comme certains travaux d’haltérophilie, nécessitent une plus grande prudence et une supervision adéquate.

Qu’est-ce que le « cou de téléphone portable » ? Et comment est-il traité ?

Les smartphones et les tablettes ne sont pas nocifs en eux-mêmes, mais la façon dont ils sont utilisés peut exercer une pression sur la colonne vertébrale. «Lorsque vous regardez votre téléphone pendant un long moment, vous avez tendance à pencher la tête vers l’avant et à aplatir le dos. Cette position surcharge particulièrement la colonne cervicale et favorise les tensions musculaires et les douleurs au niveau du cou et des épaules », explique La Maida. spécialiste de la colonne vertébrale, car sinon vous risquez de les surestimer ou au contraire de les sous-estimer.

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