Il s’appellera CORED (Centre de Rééducation Orale des Troubles du Comportement Alimentaire) et à l’IRCCS. L’hôpital San Raffaele de Milan gérera les dommages causés (notamment par la boulimie mentale) aux dents des patients
Le premier centre dentaire pour la prévention et le traitement des dommages causés par les troubles de l’alimentation est né à Milan. Il s’appellera CORED (Centre de Rééducation Orale des Troubles du Comportement Alimentaire) et sera localisé à l’IRCCS. Hôpital San Raffaele de Milan.
La naissance du Centre
Le Docteur Clotilde Austoni, Dentiste Spécialiste en Chirurgie Orale, en accord et collaboration avec le Professeur Enrico Gherlone, Directeur de Dentisterie de l’Hôpital IRCCS San Raffaele, gère le Centre qui sera opérationnel à partir du 5 septembre. L’objectif est de protéger le sourire des personnes souffrant de boulimie mentale et de le restituer à ceux qui l’ont déjà endommagé, en lui redonnant son esthétique et sa fonction. Il sera possible d’accéder au service via une première visite auprès du Système National de Santé (NHS).
Dommages causés par la boulimie mentale
Parmi les troubles du comportement alimentaire, la boulimie mentale peut provoquer des dommages importants au niveau des dents. Les vomissements provoqués contiennent en effet des sucs gastriques très acides, qui corrodent littéralement l’émail des dents. Si rien n’est fait, l’érosion dentaire progresse, provoquant une sensibilité, une perte de forme, de taille et de volume des dents qui, en se fragilisant, peuvent provoquer des fractures.
Centre unique en Italie
Parmi les interventions proposées figurent l’application de produits, par exemple mousse et gel, à haute teneur en minéraux bioactifs pour réintroduire les minéraux perdus et le projet de reconstruction dentaire. Depuis plusieurs années, je suis confrontée à l’usure dentaire – explique Clotilde Austoni – et j’ai réalisé à quel point les dommages causés par les troubles de l’alimentation sont méconnus. La plupart des personnes qui souffrent de boulimie mentale ne connaissent pas les implications que cela peut avoir sur leurs dents ni les moyens par lesquels il est possible de prévenir ou d’intervenir si les dommages sont déjà présents.
