La thérapie par le chant a des effets importants sur la respiration, le contrôle vocal, la santé mentale et psychologique des patients, mais des exercices de respiration et des échauffements vocaux adéquats sont nécessaires.

Ces dernières années, on parle de plus en plus des bienfaits du chant dans la maladie de Parkinson, au point de le proposer comme potentiel traitement non pharmacologique pour ces patients qui, comme on le sait, bougent mieux en écoutant de la musique ou en dansant.

Par ailleurs, le chant agirait sur un aspect de cette maladie parfois méconnu, mais très important pour les patients et pour ceux qui vivent à côté d’eux, à savoir la dysarthrie : en plus des symptômes moteurs bien connus progressivement invalidants comme les tremblements, la rigidité et la lenteur des mouvements, cette maladie induit également une altération de la voix, avec une grande difficulté à parler.
La capacité réduite de communication et d’expression émotionnelle compromet fortement la qualité de vie de ces patients qui souffrent de dépression avec perte d’estime de soi et de motivation.




















































L’étude

UN revoir de l’Université anglaise de Derby sur 23 études et 3 235 résultats provenant d’Australie, du Canada, des États-Unis et du Moyen-Orient publiés sur Journal médical britannique précise les termes de la question après les avoir présentés en avant-première le 1er novembre 2025 à Chante bien Conférence de Toronto au Canada : la thérapie par le chant a des effets importants sur la respiration, le contrôle vocal, la santé mentale et psychologique des patients, mais des exercices de respiration adéquats, des échauffements vocaux et, par exemple, la possibilité de chanter leurs chansons préférées sont nécessaires.
Le rapport coût/bénéfice favorable de ce type de traitement n’a jamais été évalué, alors que cette information pourrait pousser les professionnels de santé à inclure le chant dans les parcours de soins de ces patients.

L’année dernière, une vaste étude sur Journal de la voix des universités de Djeddah et de Riyad ont conclu que la thérapie par le chant améliore la gamme de fréquences vocales et la fonction respiratoire, mais n’entraîne pas de changements significatifs dans d’autres paramètres de la parole tels que la longueur des mots, la distribution des accents, les pauses, etc.

Bien-être mental et musculaire

Bien que des études sur le chant aient évalué son efficacité sur la qualité de vie et la fonction respiratoire, un indicateur des bienfaits du chant est également le bien-être mental des patients, un aspect qui n’est pas toujours suffisamment pris en compte.

D’un point de vue clinique, outre le fonctionnement des muscles du larynx et de la bouche, il faut également évaluer la sialorrhée, c’est-à-dire le manque de contrôle de la production salivaire typique de cette maladie qui peut réduire les bienfaits du chant. L’examen de la gamme tonale des sons émis, que le patient parvient à augmenter progressivement, est également important.

Les résultats

A l’examen scrupuleux des chercheurs anglais publié aujourd’hui sur Journal médical britannique Il n’est pas négligé que de nombreuses études antérieures ne sont pas rigoureusement contrôlées, mais il ressort que la thérapie par le chant améliore la production vocale dite soutenue, c’est-à-dire celle qui peut être obtenue grâce à l’action de poussée du diaphragme qui, avec l’aide des muscles abdominaux, assure que l’air dirigé vers les cordes vocales est soutenu dans sa lente ascension depuis les poumons.

Dans le Corriere, nous avons rapporté les résultats de 4 centres de thérapie par le chant des Pouilles qui ont donné aux patients une meilleure voix en facilitant l’articulation et l’intelligibilité de la parole également grâce à la rééducation vocale de type choral qui exploite une production vocale soutenue.

Désormais, les auteurs anglais recommandent dès Journal médical britanniqueles effets du chant devront être comparés à ceux d’autres traitements de rééducation et il faudra vérifier combien de temps durent ces effets, qui n’ont jusqu’à présent été étudiés que jusqu’à 2 ans.

Exercices vocaux utiles

Dès le début, il faut vérifier qui aime chanter seul et qui aime chanter en groupe car cela peut être un atout à exploiter pour leur rééducation car les patients mettront plus d’efforts et de joie à chanter.
Il convient de préciser dès le départ que des exercices vocaux et des tests d’émission sonore sont nécessaires, en informant les patients de la fréquence, du nombre et de la durée des séances qui durent en moyenne 20 à 30 minutes chacune pendant au moins 2 semaines.

Parmi les exercices utiles, il y a aussi la vitesse de lecture à haute voix et le bourdonnement des lèvres, celui que nous utilisons pour faire une framboise et connu sous l’acronyme ETV, acronyme de Formation vocale Estillc’est-à-dire l’exercice vocal d’Estill car il a été conçu par l’orthophoniste italo-américaine Jo Estill et qui peut être appliqué aussi bien à la voix chantée qu’à la voix parlée en faisant vibrer les lèvres en résonance avec un son laryngé comme le font les ventriloques.

Un autre exercice utile est celui de la sirène d’ambulance dans lequel le patient, émettant un son de type UO, doit imiter celui de l’ambulance ou de la gazelle de la police en élargissant et en fermant la bouche afin d’imiter une sirène typique.

Lignes directrices et applications spécifiques

Il existe des lignes directrices pour évaluer le temps de résistance maximale à la phonation et le type de décibels émis, qui sont également utiles aux soignants pour savoir combien de temps ou combien de fois par jour le patient peut tenir une conversation intelligible avant qu’elle ne décline en raison de l’affaiblissement des mécanismes de la parole.
Aujourd’hui, les applications spéciales pour smartphones constituent une aide utile pour continuer les exercices appris avec le thérapeute à la maison, en obtenant également une évaluation directe de la qualité de sa voix.

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