La rubrique « Smart Tips » rappelle les preuves scientifiques qui sous-tendent les recommandations protectrices du cerveau, mais les Italiens mangent peu de fruits et légumes, encore moins de légumineuses.

Une alimentation saine, riche en légumes, protège également le cerveau. Selon une étude qui vient d’être publiée le Neurologiela revue médicale de l’Académie américaine de neurologie, manger des grains entiers, des fruits, des légumes, des noix, des légumineuses et s’habiller avec de l’huile d’olive extra vierge pourrait réduire le risque de démence. Il n’y a pas de relation de cause à effet, mais une corrélation.

La recherche

Le travail s’appuie sur la compilation de questionnaires alimentaires détaillés auprès de 92 849 personnes (âge moyen 59 ans), suivies pendant 11 ans.
La conclusion est qu’il ne suffit pas de privilégier les sources végétales à table, il faut qu’elles soient de qualité.
Ceux qui suivaient un régime alimentaire vert et sain présentaient un risque de déficience cognitive 32 % inférieur et un risque de démence 15 % inférieur par rapport à ceux qui consommaient souvent des céréales raffinées, des jus de fruits, des chips et des aliments ultra-transformés et hautement transformés en général.




















































Vitamines

Comment expliquer les résultats ? Tout d’abord parce que les vitamines, les minéraux et les phytocomposés du monde végétal sont essentiels pour soutenir la vitalité des cellules nerveuses, pour fabriquer des neurotransmetteurs comme la sérotonine et pour lutter contre la neuroinflammation.

La fibre

Les plantes contiennent également des fibres, que l’on ne trouve pas dans la viande, le poisson ou le fromage. Et les fibres nourrissent les bactéries alliées à la santé que nous portons en nous, dans la communauté que l’on appelait autrefois la flore bactérienne et qu’on définit aujourd’hui plus exactement comme le microbiote intestinal. Cela semble incroyable, mais il existe un axe de communication avec le cerveau, un lien qui s’avère fort même si l’on entre dans le domaine des pathologies : la composition de notre zoo interne semble influencer le développement de maladies comme la dépression, la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.

Les lacunes

Et les Italiens ? Les Italiens ? Selon l’Enquête nationale sur la consommation alimentaire (IV Scai, Crea), les fruits sont consommés en quantités inférieures d’environ 45 % aux recommandations des directives, les légumes d’environ 50 % et les légumineuses même de plus de 85 %. Comme si cela ne suffisait pas, la plupart des céréales sont consommées sous forme raffinée.

* L’analyse est réalisée par Lucilla Titta, coordinatrice du programme Smartfood à l’Institut Ieo-Européen d’Oncologie.

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