Parmi les résultats obtenus grâce aux progrès scientifiques : 154 millions d’enfants sauvés des maladies infectieuses en 50 ans. Briand (OMS) : « Sans la clarté d’une investigation scientifique rigoureuse, nous risquons d’être guidés par des préjugés et des incompréhensions, vers des traitements qui nous mettent même en danger »
Chaque vie sauvée, chaque maladie évitée, chaque enfant grandissant en bonne santé : tout commence par la science. D’où le focus « Ensemble pour la santé, soutenons la science » choisi cette année par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’occasion de la Journée internationale de la santé, qui tombe le 7 avril, jour anniversaire de la fondation de l’OMS en 1948.
La campagne de sensibilisation, qui durera toute l’année, invite les gouvernements et les citoyens du monde entier à prendre le parti de la science – qui s’appuie sur des études rigoureuses, des preuves et des lignes directrices scientifiquement validées – pour protéger la santé avec un OneHealth, parce que la santé des personnes, des animaux, de l’environnement et de la planète font partie d’un même système interconnecté.
La présidence française du G7 et l’OMS ont organisé ces derniers jours le sommet international surUneSantétandis que du 7 au 9 avril l’OMS accueille le Forum mondial de son réseau d’environ 800 centres de collaboration, avec des représentants d’institutions universitaires et de recherche de plus de 80 pays.
La science au service de la santé
Notre santé s’est considérablement améliorée au cours des dernières décennies, grâce aux progrès scientifiques et à la collaboration entre chercheurs au niveau international. Quelques exemples : des problèmes de santé autrefois potentiellement mortels, comme un diagnostic de cancer ou une infection par le VIH, sont désormais gérables, prolongeant et améliorant la vie des gens. Par exemple, le dépistage du cancer du sein par mammographie est devenu une intervention vitale pour des millions de femmes.
Encore une fois : avant l’anesthésie moderne, la chirurgie entraînait une douleur indescriptible ; aujourd’hui, des médicaments plus sûrs, des technologies accessibles et des spécialistes formés permettent d’effectuer des opérations vitales pendant que les patients dorment.
Au cours des 50 dernières années, rappelle l’OMS, les efforts mondiaux de vaccination ont sauvé plus de 154 millions d’enfants des maladies infectieuses.
Les vaccins ont contribué à une réduction de 40 % de la mortalité infantile ; le vaccin contre la rougeole à lui seul a sauvé plus de 90 millions d’enfants.
Et puis : depuis 2000, le taux mondial de mortalité maternelle a diminué de plus de 40 % et les décès d’enfants de moins de cinq ans ont diminué de moitié.
«La science est l’un des outils les plus puissants dont dispose l’humanité pour protéger et améliorer la santé – déclare le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus –. Aujourd’hui, dans tous les pays, les habitants vivent en moyenne plus longtemps et en meilleure santé que leurs ancêtres, grâce au pouvoir de la science. Les vaccins, la pénicilline, les appareils de diagnostic comme l’imagerie par résonance magnétique, la cartographie du génome humain ne sont que quelques-uns des résultats obtenus par la science et qui ont sauvé des vies et transformé la santé de milliards de personnes.
Défis actuels et futurs
Pourtant, les menaces sanitaires continuent de croître, alimentées par les impacts climatiques, la dégradation de l’environnement, les tensions géopolitiques et les changements démographiques.
L’OMS identifie les défis émergents pour la santé humaine, réunissant des scientifiques et des décideurs politiques pour élaborer des normes et standards qui protègent les communautés. Par exemple, les lignes directrices de l’OMS sur la qualité de l’air définissent les niveaux nécessaires pour protéger la santé contre des risques tels que les infections respiratoires telles que l’asthme, la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) et le cancer du poumon.
Les normes de l’OMS en matière d’eau potable garantissent que l’eau de nos robinets est sûre, contribuant ainsi à prévenir les maladies diarrhéiques, notamment mortelles comme le choléra.
Des décisions en matière de santé ? «La science doit les guider»
L’OMS réaffirme que la science doit continuer à guider les décisions en matière de santé à tous les niveaux. La scientifique Sylvie Briand, membre de l’équipe d’experts de l’OMS, explique : « La science transforme l’incertitude en compréhension et révèle des voies pour protéger et guérir nos communautés. Sans la clarté d’une enquête scientifique rigoureuse, nous risquons d’être guidés par des préjugés et des malentendus et, trop souvent, vers des traitements qui échouent, voire nous mettent en danger. »
L’un des objectifs de l’OMS est de générer des connaissances scientifiques sur les principales priorités de santé en renforçant la collaboration entre les États : lorsqu’ils s’unissent au nom de la science, non seulement ils répondent plus efficacement aux crises mais renforcent les systèmes de santé eux-mêmes, favorisant également un accès plus équitable à l’assistance.
Un accès plus équitable aux soins de santé
Connaître vos droits est la première étape pour les faire respecter.
L’Italie fait partie des États dans lesquels le « droit à la santé » est garanti par la Constitution, qui le définit comme « fondamental » (article 32) ; par cette expression, nous entendons une pluralité de droits tels que le droit à l’intégrité physique et mentale, de vivre dans un environnement sain, d’obtenir les services de santé dont on a besoin (au bon moment), de recevoir des soins en toute sécurité, c’est-à-dire de ne pas subir de dommages dus à des erreurs médicales ou au mauvais fonctionnement des services de santé, ainsi que le droit de ne pas bénéficier de services autres que ceux requis par la loi pour protéger l’individu et la communauté dans des situations exceptionnelles (par exemple : vaccinations en cas d’épidémie).
Conformément à la Constitution, diverses lois ont défini les modalités de mise en œuvre du droit à la santé., tout d’abord la loi no. 833 de 1978 qui a créé le Service National de Santé (SSN), un système complexe de structures et de services qui doit garantir à tous, dans des conditions d’égalité, l’accès aux services de santé destinés non seulement aux soins et traitements thérapeutiques mais aussi à la prévention et à la réadaptation.
Basé sur l’art. 117 de la Constitution et la réforme constitutionnelle ultérieure de 2001, la protection de la santé relève d’une législation concurrente entre l’État et les Régions.
L’État est chargé d’identifier les LEA, niveaux d’assistance essentiels (lire ici et ici): ils doivent être garantis à tout citoyen sur tout le territoire national, quel que soit son lieu de résidence.
Toutefois, l’organisation et la fourniture des soins de santé sur leurs territoires respectifs relèvent de la responsabilité des Régions.
Les prestations et services inclus dans les LEA représentent le niveau « essentiel » que les Régions doivent garantir à tous les citoyens. Ils concernent :
– les activités de prévention individuelles et collectives (sécurité alimentaire, protection de la santé en milieu ouvert et confiné et sur le lieu de travail, soins vétérinaires, prophylaxie des maladies infectieuses, programmes de vaccination et de diagnostic précoce, médecine légale) ;
– l’assistance de quartier, c’est-à-dire les services sanitaires et sociosanitaires répartis sur le territoire (médecine de base, pharmacie, aide au diagnostic spécialisé et ambulatoire, services à domicile, fourniture de prothèses et d’aides, services de santé mentale, conseils familiaux, services de réadaptation, établissements semi-résidentiels et résidentiels pour personnes âgées et personnes handicapées, etc.) ;
– les soins hospitaliers (urgences, séjours hospitaliers, établissements de rééducation, établissements de soins de longue durée post-aiguë) ;
– les soins sociaux et sanitaires pour certaines couches de la population.
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