Vendredi 7 novembre à 16h00 au Palazzo dei Giureconsulti à Milan

Il est courant de penser que la migraine, à cause de son nom, est simplement un mal de tête qui n’affecte que « la moitié de la tête ». La réalité est très différente et plus complexe. La migraine n’est pas un mal de tête courant, et peut provoquer des douleurs lancinantes très fortes, suffisamment pour vous obliger à arrêter toutes activités et à réorganiser votre vie même pour des journées entières. Il s’agit d’un problème qui touche environ 6 millions de personnes en Italie, notamment les femmes entre 15 et 49 ans. Son impact social et économique est très notable : il est estimé à un coût total de 20 milliards d’euros par an principalement lié à la perte de productivité. Pourtant, établir un diagnostic n’est pas facile : il faut en moyenne plus de 5 ans à compter de l’apparition des symptômes, mais dans de nombreux cas, l’attente peut s’étendre jusqu’à 7 à 8 ans.

Les migraines, entre autres, peuvent changer de forme et d’impact avec le temps. Les crises se déroulent en différentes phases, la prodromique peut apparaître de 2 à 48 heures avant la douleur réelle. Chaque année, 2,5 à 3 pour cent des patients souffrant de migraine épisodique évoluent vers la forme chronique, ce qui se traduit dans de nombreux cas par une interruption de toutes les activités pendant plusieurs semaines, avec un confinement à la maison, dans l’obscurité, en évitant autant que possible les bruits et même les odeurs, qui peuvent aggraver les symptômes.

Sa prise en charge nécessite des approches distinctes : l’approche aiguë, pour les épisodes moins fréquents, et l’approche préventive, dans les cas à haute fréquence ou chroniques, lorsque la douleur est présente au moins 15 jours par mois. Une intervention rapide est essentielle pour réduire le risque de chronicité, souvent aggravé par l’usage massif de médicaments symptomatiques.

Les stratégies intégrées, qui combinent des thérapies pharmacologiques et non pharmacologiques avec des changements de mode de vie, peuvent réduire considérablement le fardeau de la maladie et améliorer considérablement la qualité de vie. Malgré cela, la migraine reste sous-diagnostiquée, parfois banalisée. Cela se produit également parce que ceux qui en souffrent « ont souvent du mal » à en parler, car il s’agit d’une maladie qui ne donne pas de symptômes externes visibles. Les patients n’ont souvent pas le courage de parler de la maladie et cela est encore plus vrai pour les hommes pour qui cela est considéré comme une sorte de stigmatisation.

Aujourd’hui, plus qu’avant, il vaut la peine d’essayer d’en parler pour obtenir un cadre adéquat car l’évolution des thérapies permet de mieux maîtriser le problème, tant en termes d’intervention contre la crise aiguë qu’en termes de prévention. Le sujet sera abordé dans Il Tempo della Salute avec Piero Barbanti, professeur de neurologie à l’Université San Raffaele de Rome et directeur de l’Unité Maux de tête et douleur de l’Irccs San Raffaele de Rome et Alessandra Sorrentino, présidente de l’Association Alleanza Cafalalgici (Al.Ce).

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