Cela dit sans extrémisme mais en prenant uniquement en compte les statistiques : en tête des championnats français et portugais se trouvent Marseille et Porto, les équipes de De Zerbi et Farioli (ce dernier avec 7 victoires et un nul), et Enzo Maresca – après avoir remporté la Coupe du Monde des Clubs – ramène Chelsea aux positions qui comptent en Premier League. Des techniciens « très cool » et donc inadaptés à la Serie A, affirme quelqu'un. Néanmoins…
En attendant de trouver une solution au mystère, nous en proposons une autre, et pour ne pas toujours nous apitoyer sur notre sort, l'exemple n'est pas italien. Il s'agit d'Ange Postecoglu, entraîneur qui vient d'être limogé par Nottingham Forest après 39 journées (six nuls et deux défaites) et 10 minutes après la dernière défaite de samedi. L'ancien joueur de football australien (il est originaire de là-bas) est soudainement devenu chic il y a quelques années grâce à quelques succès à l'autre bout du monde. C'est pour cela qu'il a été signé par Tottenham, qui après son transfert – plutôt pour la victoire en Ligue Europa – se souvient de ce qu'un de ses joueurs a dit à son sujet : « Il est très bon, mais c'est dommage qu'il n'y ait pas de défense pour lui ». Et en effet l’année dernière, les Spurs ont terminé la Premier League à la dix-septième place avec 22 matchs perdus.
Malgré cela, Forest l'a appelé pour rattraper un début de saison désastreux. Résultat : c'est devenu encore plus désastreux. Vous me direz : toujours voler les riches (qui paient) pour donner aux pauvres, ça ne marche pas dans le football, surtout dans le quartier de Robin des Bois.
Mais la vérité est que nous pouvons parier que Postecoglu trouvera bientôt un autre banc, tout comme De Zerbi, Farioli et Maresca trouveront toujours ici quelqu'un pour les juger le nez retroussé. Par contre, hier, un entraîneur d'une grande équipe a justifié la défaite de son équipe en disant « nous étions face à une équipe organisée ». Il s’avère que vous êtes toujours entraîneur en Italie.
