Mercredi 5 novembre à 13h au Palazzo dei Giureconsulti de Milan et en streaming sur Corriere.it. Avec Sabrina Salerno, les oncologues Grazia Arpino et Alessandra Fabi, la psycho-oncologue Gabriella Pravettoni
Il faut de la persévérance, de la motivation et du courage pour ne pas abandonner un traitement qui vous sauve la vie. C’est une réalité que beaucoup des 54 000 femmes qui reçoivent un diagnostic de cancer du sein, la tumeur la plus courante chez les femmes, connaissent bien chaque année en Italie. Près de neuf sur dix guérissent aujourd’hui, grâce surtout au fait que le diagnostic est précoce et que la tumeur est petite et localisée au moment de sa détection. Cependant, la recherche scientifique a découvert qu’il existe de nombreux types de cancer du sein, certains plus agressifs, d’autres moins. Et que cette tumeur récidive, avec une certaine fréquence, même après plusieurs années. S’il est vrai que des traitements pour réduire le risque de récidive existent, tout comme des stratégies pour vivre avec les effets secondaires des thérapies et limiter l’anxiété, il est également vrai qu’une proportion importante de patients (entre 30 et 50 %) arrêtent l’hormonothérapie plus tôt que prévu.
Parmi les Italiens interrogés dans une récente enquête pour la campagne «Le bouton de vie – le bouton qui vous lie à la vie»la peur d’une récidive de la tumeur est encore très forte : 75 % craignent une récidive, 55 % ont peur de ne pas s’en apercevoir à temps. Néanmoins, de très nombreux sondés suspendent prématurément le traitement prescrit (sous forme de comprimés à prendre à domicile), pour une durée comprise entre 5 et 10 ans, justement pour réduire les risques de rechutes et de mortalité. Pourquoi? Les effets secondaires (56 %) et la détresse psychologique (50 %) sont les deux principales causes d’arrêt précoce des thérapies.
Un problème qui a un nom : dans le jargon technique, on l’appelle « manque d’observance thérapeutique » et c’est un « bon problème » car il vient du fait que des milliers de femmes découvrent un cancer à un stade précoce (grâce à un diagnostic précoce) et ont de grandes chances de s’en remettre. Que peut-on faire pour le résoudre ? 46 % des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête estiment qu’un soutien médical et psychologique continu est important pour gérer les effets secondaires. 37 % croient aux informations sur la valeur vitale de la thérapie et pour 33 % une meilleure communication médecin-patient est nécessaire.
Les solutions possibles seront discutées lors de la réunion prévue Le temps de la santé avec Grazia Arpino, professeur agrégé d’oncologie médicale à l’Université Federico II de Naples ; Alessandra Fabi, responsable de la médecine de précision en sénologie à la Fondation polyclinique universitaire Agostino Gemelli IRCCS à Rome ; Gabriella Pravettoni, directrice de la division psycho-oncologie de l’Institut européen d’oncologie de Milan et professeur de psychologie de la décision à l’Université d’État de Milan et Sabrina Salerno, chanteuse.
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