Les quelque 15 000 ostéopathes qui exercent leur profession en Italie devront s’inscrire auprès de l’Ordre des Ostéopathes, selon une procédure établie par la loi, pour continuer à le faire. Les inscriptions aux listes spéciales seront ouvertes à partir du 14 septembre
Ceux qui choisissent de se tourner vers un ostéopathe, par exemple pour des maux de dos ou douleurs cervicales, vous aurez de plus grandes garanties de vous fier à des mains expertes. Les quelque 15 000 ostéopathes qui exercent la profession en Italie devront s’inscrire, pour continuer à le faire, auprès de l’Ordre des Ostéopathes, qui évaluera si le professionnel possède les qualifications et les compétences requises pour exercer la profession.
En attendant d’obtenir le titre d’« ostéopathe » selon ce qu’établit la réglementation récente, les ostéopathes doivent, à partir du 14 septembre, introduire des demandes d’inscription sur les « Listes spéciales soumises à épuisement » (ESE) réservées aux ostéopathes, auprès des bureaux locaux des Ordres des métiers techniques de santé, de réadaptation et de prévention.
(la liste complète ici).
Reconnaissance de l’ostéopathie au sein du Service National de Santé
L’ostéopathie a été officiellement reconnue comme profession de santé par la loi 3/2018 (article 7). Le processus de réglementation entamé par cette loi s’est terminé par la publication au Journal officiel du décret du Premier ministre du 25 mars 2026, mettant en œuvre l’accord État-Régions sur les critères d’évaluation de l’expérience professionnelle acquise et des qualifications antérieures en vue de l’exercice de cette profession de santé. Fin juillet donc, le Conseil national de la Fédération nationale des ordres des métiers techniques de santé, de réadaptation et de prévention (FNO Tsrm et Pstrp) a décidé que les demandes d’inscription pourront être déposées à partir du 14 septembre.
«Avec l’ouverture des Listes Spéciales jusqu’à épuisement, se termine un long chemin qui a décrété la pleine reconnaissance de l’ostéopathie dans le Service National de Santé – déclare Diego Catania, président de la FNO Tsrm et Pstrp –. L’objectif est désormais d’accompagner les ostéopathes dans cette transition, en leur garantissant la même protection, la même dignité et responsabilité reconnues aux autres professions de santé représentées par notre Fédération ».
Qui est ostéopathe et que fait-il ?
Qui est ostéopathe de droit et que fait-il ? Ceci est établi par le décret présidentiel (décret présidentiel) no. 131/2021 qui, dans l’art. 1 le définit comme ce «professionnel de santé, titulaire d’un diplôme universitaire de trois ans ou d’un titre équivalent et inscrit au registre professionnel, qui réalise, de manière indépendante ou en collaboration avec d’autres professionnels de santé, des interventions de prévention et de maintien de la santé par le traitement ostéopathique de dysfonctionnements somatiques non imputables à des pathologies, au sein de l’appareil locomoteur».
Quant aux domaines d’activité (art. 2), l’ostéopathe reconnaît « l’indication ou la contre-indication au traitement ostéopathique » et « procède à l’évaluation ostéopathique par l’observation, la palpation perceptive et les tests ostéopathiques pour identifier la présence de signes cliniques de dysfonctionnements somatiques du système musculaire squelettique ».
Comment travaille l’ostéopathe ?
La règle établit également les modalités avec lesquelles l’ostéopathe opère, c’est-à-dire : « planifie le traitement ostéopathique et prépare les méthodes de traitement en sélectionnant des approches et des techniques ostéopathiques exclusivement manuelles, non invasives et externes, adaptées au patient et au contexte clinique ; effectue, en toute sécurité et dans le respect de la dignité et de la sensibilité du patient, le traitement de manipulation ostéopathique à travers des techniques spécifiques sélectionnées pour chaque patient ; évalue les résultats du traitement ostéopathique ».
Sur le plan de la prévention, « elle promeut des actions éducatives pour prévenir les altérations du système musculo-squelettique ».
De plus, si les symptômes persistent au-delà des délais prévus ou s’aggravent, redirigez le patient vers le médecin pour les examens nécessaires.
Compétences et qualifications nécessaires. Plus de garanties pour les personnes aidées
Pour exercer la profession, les ostéopathes doivent s’inscrire auprès de l’Ordre, sinon ils sont illégaux. Rappelons que l’inscription à l’ordre professionnel sert à protéger la santé publique, à certifier les compétences – que la profession soit exercée par des salariés ou des indépendants – et à prévenir les pratiques abusives.
Cela implique de plus grandes garanties pour les patients qui, en outre, d’un point de vue fiscal, pourront déduire le coût de la prestation ostéopathique.
Les ostéopathes, inscrits sur les « Listes spéciales sous réserve d’épuisement » auprès des associations locales des professions de santé, auront six ans pour passer un examen d’aptitude dans les universités où sont actives les formations diplômantes en ostéopathie, en vue de la reconnaissance du titre d’ostéopathe.
Une fois l’examen réussi, le professionnel pourra s’inscrire au registre professionnel des ostéopathes de l’Ordre (avec pour conséquence annulation de la liste spéciale une fois épuisé).
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