La rubrique « Astuces malignes » illustre les bienfaits de ce micronutriment que l’on peut assimiler avec l’alimentation, mais surtout en s’exposant au soleil. Italiens déficients : l’intégration est souvent nécessaire après un certain âge

Le cerveau a besoin de vitamine D. Des études convergentes montrent qu’une carence peut compromettre l’attention, la mémoire et l’apprentissage, tandis qu’avoir de bons taux dans le sang prévient le déclin cognitif (entre autres, un ouvrage publié en avril 2026 dans Neurologie).

Action cérébrale

Jusqu’à il y a quelques décennies, on pensait que la vitamine D servait uniquement à garantir la solidité des os, mais on comprend désormais qu’elle est également impliquée dans la santé du système immunitaire et des fonctions cognitives. On ne comprend pas encore complètement comment il agit dans de multiples zones du cerveau, mais un processus clé concerne la membrane des neurones : elle semble interférer avec la libération de neurotransmetteurs (comme la sérotonine ou la dopamine) et donc avec l’efficacité de nos centres d’information.




















































Le déficit

Il est dommage que plus de la moitié des Italiens souffrent d’une carence en vitamine D, estime-t-on. Enfants et personnes âgées. De l’analyse d’échantillons de sang de 1 200 adultes de Campanie âgés de 25 à 74 ans, il est apparu que seulement 13 pour cent avaient des valeurs adéquates (Journal de nutrition et métabolisme2021). Mais pourquoi ce déficit ? Une première explication est la vie passée entre quatre murs. Si la D est appelée vitamine solaire, ce n’est pas pour rien : elle est synthétisée par la peau lorsqu’elle est exposée aux rayons ultraviolets de type B. Cependant, grâce à l’alimentation, seulement 10 à 20 pour cent de ce qui est nécessaire est assimilé. C’est un micronutriment et en même temps une hormone.

L’âge

Au fil des années, la peau devient moins efficace pour réaliser la synthèse : après 65 ans, l’organisme ne génère en moyenne qu’un quart de la vitamine D qu’il produisait à 20 ans. L’obésité et le surpoids marqué ont également un impact négatif, car les graisses ont tendance à séquestrer la substance.

Les aliments

Parmi les sources alimentaires, on trouve le jaune d’œuf, les poissons gras, le saumon, l’espadon et le thon, frais ou en conserve, ainsi que les produits laitiers. Il est cependant préférable de faire des analyses de sang et, si votre médecin vous le recommande, de prendre impérativement un supplément.

* Revue scientifique par Michela Matteoli, directrice du programme Neurosciences de l’hôpital universitaire milanais Humanitas et professeur titulaire de pharmacologie à l’Université Humanitas

ilDocteurRéponses

A lire également