2325 octobre
Le Tour, c'est le Tour : et c'est toujours autre chose…
Le Tour est le Tour. Même quand ça devient ennuyeux, quand ça avance lentement, quand il semble évident que Tadej Pogacar va le gagner, même quand (ciel ouvert) il a sanctifié le « monstre » texan dont aujourd'hui on ne peut même plus parler… Le Tour est toujours le Tour, même quand il se révèle bien en avance comme aujourd'hui. De Barcelone à Paris avec un dernier défilé sur les Champs Elysées, ce qui va sans dire… Le Tour de France 2026 se présente ainsi au Palais des Congrès de la capitale française et quelques points fixes sont déjà là : le départ le 4 juillet de Barcelone avec un contre-la-montre par équipes qui manquait depuis 2019, la deuxième étape entre Tarragone et Barcelone avec la triple montée de Montjuïc et le troisième jour le départ de Granollers vers la France. Et puis là double ascension de l'Alpe d'Huez en deux étapes consécutives le week-end dernier, un retour dans les Vosges avec l'ascension du Plateau de Solaison dans la 15ème étape, le Tourmalet, le Galibier et une autre étape finale sur la montée de Montmartre à Paris, tout comme l'année dernière avec ce spectacle absolu qu'ont pu offrir Pogacar et Van Aert.
Il s'agira de la 133ème édition avec 21 étapes de 3 333 kilomètres touchant les cinq principaux massifs montagneux français, les Pyrénées, le Massif Central, le Jura, les Vosges et les Alpes avec un dénivelé positif qui dépassera les 54 000 mètres. Sera peu importe ce qui se passera et qui remportera le grand événement mondial habituel, la course des champions, un défi qui vaut autant d'argent et de prestige qu'un Super Bowl, des Jeux olympiques ou une finale de Ligue des Champions. Un événement qui émeut un pays, qui l'aime, le suit, en parle, y investit et lui fait la une des journaux et pas seulement des journaux : rien que le marché des transferts, les vacances VIP des footballeurs et des showgirls, les trahisons et les mariages. Il faut l'accepter : les autres défis semblent être un petit pays en comparaison, donc ça ne sert à rien de se déshabiller, d'insister sur des comparaisons impitoyables, d'essayer d'expliquer, de se plaindre, de se mettre en colère. Si la course languit ailleurs, il doit y avoir une raison. Le Tour est le Tour. Et c'est toujours autre chose…
