Macron et la puce invisible – Le blog d'Andrea Pogliano

2325 octobre

Macron et la puce invisible

D'un Hymne à la joie (le sien) lors de sa prise de fonction, à un élan de joie (le nôtre) à chaque nouveau saut périlleux pour ne pas quitter les lieux. Emmanuel Macron est comme la puce sur scène : il n'est pas visible du public – également parce qu'il n'existe pas – mais peut être ressenti à travers l'art du mime qui reflète ses évolutions dans les airs, notamment ses sauts périlleux, ses sauts carpés et ses pirouettes.

Macron a été le dernier grand exemple de « convergence parallèle » entre droite et gauche. La France et en même temps l'Europe. Ami de Poutine dans la première heure, et aussi ami de Zelensky dans la seconde.

A sa manière, le président jupitérien a réussi son objectif de mettre d'accord Russes et Ukrainiens, non pas dans la résolution du conflit comme il l'espérait, mais à travers deux néologismes qui lui sont dédiés. En russe macronite cela signifie « parler sans interruption et en vain ». En ukrainien macronites signifie « exprimer son inquiétude sans rien faire ».

En arrivant au crépuscule, Macron découvre la pluie de contrastes : une froideur hostile chez lui, une foule chaleureuse à l’étranger. Le 23 septembre 2025, il se retrouve coincé dans les embouteillages de Manhattan à cause du cortège blindé de son homologue américain. Plutôt que d'attendre, il est sorti de la voiture et a continué à pied vers l'hôtel, se laissant bercer par les passants qui l'ont reconnu.

Après cette expérience grisante, l’expression latine « nemo Propheta in patria » a pris un second sens : non seulement « personne n’est prophète en son pays », mais aussi « le petit poisson Nemo a traversé l’océan et est devenu une légende ».

PS : l'image est inspirée de Keith Haring.

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