Cher réalisateur Feltri,
J'ai été horrifié pour ce qui s'est passé à Racale, dans la province de Lecce, où un enfant de vingt ans a tué sa mère avec une hache. La raison? La femme l'avait grondé parce qu'il était entré dans la maison sans saluer. À ce moment-là, le garçon est monté à l'étage, a pris l'arme et est descendu en morceaux la femme qui a accouché et a élevé. Qu'est-ce qui m'étonne le plus? Comme d'habitude, tout le monde parle d'un garçon calme, d'une famille respectable, Serena.
Comment est-ce possible?

Gino Ventura

Cher Gino,
Il est juste de le demander. Parce qu'à l'emploi de les définir des garçons tranquilles, nous glissons dans le plus dangereux de l'auto-axe collectif. Nous vivons dans une société où le reproche est devenu un acte révolutionnaire, et ceux qui l'exercent risque leur vie. Avec chaque fait de sang, la dynamique se répète: un appel, un mot inconfortable, une demande de respect ou de bon sens, et explose immédiatement une violence animale disproportionnée, insensée. Il était une fois que nous nous sommes mis en colère, il claquait la porte, marmonna. Aujourd'hui, un couteau, une hache, un bar est mis au défi. Cette intolérance croissante est effrayée vers l'autorité et les limites. Toute forme de rappel, même la plus douce, la plus affectueuse, est perçue comme un affront, une humiliation à venger. Comme pour dire à un fils « salue quand vous entrez » était un acte de violence. Et à la place, ce n'est que l'éducation, ce bien est devenu un luxe pour quelques-uns. Il fait également peur à la familiarité croissante avec laquelle les garçons sont armés de lames: à l'école, sur la plage, dans la discothèque, comme s'ils vivaient dans un film post-apocalyptique dans lequel tout le monde est ennemis, et se défendre est un devoir constant. Mais ce n'est pas de la force. C'est une peur malade. C'est une faiblesse masquée d'agression. Et c'est clair: la faiblesse n'est pas une justification. Une mère ne se tue pas avec une hache parce qu'il est fragile.

« C'était une famille calme », ​​dit-il toujours. Et peut-être que le problème réside là, dans cette tranquillité apparente qui n'est souvent que l'absence de communication, l'élimination des conflits, le mutisme émotionnel.

En bref, sommes-nous vraiment sûrs que la tranquillité est une valeur absolue?

La tranquillité peut devenir la peur des tacites, le couvercle sur un pot qui côtelettes. Parce que lorsque les émotions sont étouffées plutôt que élaborées, tôt ou tard, elles explosent. Et le résultat est le suivant: un garçon qui tient une arme et massacre sa mère parce qu'il se sentait « reproché ». Voici le drame: aujourd'hui même la frustration la plus banale devient insupportable. Il n'est pas convenu d'être correct, de contenu, adressé. La limite est considérée comme une injustice à annuler. Et le reproche, qui a une fois éduqué, déclenche maintenant la fureur.

Le jeune homme de Racale, qui, doit être dit, a gardé une hache dans la pièce comme s'il s'agissait d'un objet décoratif, en plaisantait même en plaisantant sur l'idée de l'utiliser. Pourtant, personne n'a attrapé le signal. Parce qu'à l'époque de l'indifférence, l'horreur est également banalisée. Ce n'est peut-être pas un hasard si cette violence aveugle et familière se propage précisément à une époque qui a interdit la figure de l'autorité. Parents, enseignants, éducateurs: tous réduits au silence de peur de nuire à la sensibilité des enfants.

Pourtant, l'éducation n'a jamais été un acte indolore. C'est bordant. C'est enseigner à endurer le non. C'est pour créer des anticorps contre la frustration. Aujourd'hui, ces limites ont sauté. Et la seule frontière reconnue est celle du sang.

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