Bonsoir, professeur Selmi.
Pardonnez-moi si j’écris à nouveau peu de temps après le dernier message : je suis Andrea, le « garçon » de 41 ans (pour ainsi dire 🙂 ), qui a récemment reçu un diagnostic de sclérodermie avec Ana granulaire à 160 ans, Ena capillaroscopie négative et « précoce ». Tout cela, avec le phénomène de Raynaud et des engelures tendant à l’ulcération, suite à une infection au Covid. Avant je vivais des années seulement avec les mains froides et la peau très sèche.
En espérant ne pas vous ennuyer, étant donné que cette rubrique représente désormais pour moi un formidable point de repère, je vous écris à nouveau pour la dernière fois juste pour vous poser quelques curiosités. Vous comprendrez bien qu’avec un diagnostic que j’attendais en partie et en partie non, je réévalue beaucoup de choses auxquelles je n’accordais pas de poids auparavant.
– La première chose que je voulais te demander, c’est si maintenant tu dois encore plus craindre les infections. Etant donné que, d’après ce que j’en pense, c’est le Covid qui a « miné » cette pathologie, désormais vivante de la terreur de la reprendre, le Covid lui-même mais aussi une grippe « normale ». En fait je suis l’un des rares à porter encore un masque FFP2 en intérieur. Se pourrait-il qu’une nouvelle infection puisse augmenter la valeur de l’Ana, ou aller positiviser les « redoutables » Scl-70 qui, depuis 2 ans, ont toujours été négatifs, aggravant ainsi la maladie ?
– La deuxième question que je vous pose concerne les vaccinations. Concrètement : l’année dernière j’ai participé à un concours en tant qu’opérateur écologique. Ils pourraient m’appeler à la fin de cette année ou au début de l’année prochaine. Pour moi et ma situation de travail précaire, malgré un diplôme, ce serait une excellente opportunité de logement. En clair je déclarerais la pathologie au médecin du travail en espérant que ce ne soit pas incompatible avec le métier que je vais exercer. Honnêtement, ce n’est pas tant de devoir travailler dans le froid pendant les mois d’hiver qui me fait peur, car avec des bloqueurs de canaux calciques et de bons gants thermiques je vais bien, mais le fait que je doive obligatoirement me faire vacciner contre le tétanos. Plus que normal pour le type de travail à effectuer, mais, dans mon cas, mon doute est lié à celui des infections. Un vaccin peut-il « rebattre les cartes » et aggraver la maladie auto-immune, les auto-anticorps, etc. ?
A ce jour je précise que je ne prends pas d’immunosuppresseurs, mais uniquement des compléments pour capillaires et inhibiteurs calciques pendant les mois d’hiver.
En vous remerciant et en m’excusant pour la gêne occasionnée, je vous renouvelle mes meilleures salutations.
par Andrew
La réponse du Prof. Carlo Selmi
Chère Andréa ;
bien qu’il y ait des cas rapportés d’activation de maladies auto-immunes après une infection, il n’y a aucune raison de considérer les personnes souffrant de certains symptômes comme étant à risque accru. En revanche, ce risque est significativement plus élevé pour l’infection au COVID-19 que pour la vaccination, qui doit donc être recommandée.
