Près de la moitié des adultes américains déclarent que commencer un nouveau régime est l’une de leurs résolutions du Nouvel An. Mais cela arrive aussi chez nous. Qu’est-ce qui ne va pas et comment rendre l’objectif vraiment réalisable

Près de la moitié des adultes américains déclarent que commencer un nouveau régime est l’une de leurs résolutions du Nouvel An, selon une nouvelle enquête du Physicians Committee for Responsible Medicine/Morning Consult.

L’enquête récente a porté sur un échantillon représentatif de 2 201 femmes et hommes interrogés du 2 au 3 décembre. Lorsqu’on leur a demandé quels régimes ils prévoyaient d’essayer, 42 % ont répondu qu’ils essaieraient de manger moins de calories, tandis que 28 % ont répondu qu’ils suivraient un régime pauvre en glucides. Seuls 6 % envisagent de se lancer dans un régime à base de plantes, malgré les preuves démontrant qu’il est efficace, moins coûteux, meilleur pour l’environnement et protecteur contre plusieurs maladies chroniques.




















































Des objectifs irréalistes

Les bonnes résolutions concernant le régime du Nouvel An ne sont pas seulement l’apanage des Américains : de nombreuses personnes en Italie et dans d’autres pays décident de se mettre au régime juste après le réveillon, soit en raison du sentiment de culpabilité qui suit les frénésie de Noël, soit à cause de l’impulsion que peut donner chaque nouveau départ.
Cependant, les bonnes intentions en matière d’alimentation sont souvent vouées à l’échec pour une raison simple : elles sont fausses dès le départ car formulées avec des objectifs irréalistes.

Les 5 erreurs

Beaucoup de gens commencent l’année en essayant de manger moins, mais la plupart d’entre nous ne peuvent pas maintenir une réduction drastique des calories. Un objectif trop ambitieux peut durer un ou deux mois, puis s’essouffler. Les directives pour lutter contre l’excès de poids stipulent que la perte de poids ne doit pas dépasser 10 % sur une période de 6 mois. Pour être durable, la perte de poids doit être lente, car le corps peut ainsi mieux s’adapter au changement.

Une autre erreur est de s’appuyer sur une alimentation déséquilibrée, comme celle qui exclut des groupes de nutriments, par exemple riches en protéines : c’est une pratique malsaine et destinée à durer peu de temps, qui pourrait également causer des dommages à l’organisme ou au métabolisme, avec des conséquences qui se poursuivront dans le temps.

Même l’idée d’un régime dit « détox » peut paraître une bonne idée mais elle n’aide pas à se détoxifier ni même à perdre du poids. En fait, notre corps est parfaitement capable de se purifier, puisque le foie et les reins se chargent de cette tâche.

Même les petites choses sont vouées à ne pas durer : renoncer définitivement aux sucreries ou aux aliments considérés comme « gratifiants » ne fera que revêtir de charme ces aliments qui deviendront de plus en plus convoités, un cycle qui pourrait conduire à de futures frénésie et à l’abandon des résolutions prises.

Enfin, faire beaucoup de sport est une des options utilisées pour « récupérer ». L’activité physique est certes bonne pour la santé, mais elle ne fait pas forcément perdre du poids, même si elle conduit certainement à consommer plus de calories. Attention donc aux « implications négatives » : ceux qui commencent à faire du sport se retrouvent souvent à manger plus que ce qu’ils consomment, comme s’ils étaient « justifiés » de manger, sans considérer qu’une heure de marche rapide ne pourra jamais « équilibrer » un repas complet, notamment les aliments ultra-caloriques.

Les 3 règles

Que faire alors ? Le « vieux » conseil habituel, ennuyeux mais qui fonctionne vraiment, même s’il est suivi par peu.
Régime méditerranéen à base ultra-végétale et progressive (même dans les sacrifices). Lorsque vos repas sont concentrés sur des aliments entiers à base de plantes, vous pouvez manger jusqu’à ce que vous vous sentiez confortablement rassasié tout en favorisant une perte de poids saine et constante. Une bonne façon de commencer est de faire des substitutions simples : du bœuf aux légumineuses, des céréales complètes au lieu des raffinées, un dessert maison seulement une fois par semaine au lieu du pandoro à finir tous les jours au petit-déjeuner.

La modération est l’autre mot d’ordre : même si elle n’est pas simple à mettre en œuvre, elle est durable. Les petits changements sont ceux qui dureront dans le temps. Parce que la clé pour perdre du poids est de ne pas perdre de poids, car il faut suivre une alimentation saine et lutter contre la sédentarité.
Pas seulement en janvier, mais… à partir de maintenant.

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