0225 novembre
Musée Ghisallo, visites record mais la route est difficile
Année record pour le Musée Ghisallo qui clôture la saison avec plus de onze mille visiteurs arrivant à Magreglio, souvent à vélo, en provenance de plus de 70 pays. Mieux qu’il y a deux ans, encore mieux que l’année dernière avec une reprise qui, après l’arrêt forcé dû au Covid, continue d’être constante et confirme son rôle de point de référence mondial pour les passionnés de cyclisme et de culture sportive.
«L’Italie qui nous a accueilli cette année représente 58% du total mais, année après année, les présences de pays lointains et différents augmentent également – explique la directrice Carola Gentilini – Si l’on considère ensuite les nombreux événements à guichets fermés de la saison, parmi lesquels des expositions, des remises de prix et des rencontres avec les champions, qui étaient au nombre de plus d’une trentaine, les présences globales sont bien supérieures aux chiffres officiels des entrées des musées». «L’appréciation exprimée par le public pour les expositions temporaires m’a grandement récompensé – continue le directeur – Tant l’exposition consacrée au Tour de France 2024 que celle du 80e anniversaire d’Eddy Merckx ont été reconnues comme installations de très haut niveau. Compte tenu de l’engagement, du temps et des efforts créatifs investis, c’est pour nous une grande satisfaction de constater que de nombreux visiteurs sont venus spécifiquement pour les voir. »
Au classement des visiteurs arrivant de pays étrangers, les Allemands arrivent en tête, suivis par les Français et les Américains. Viennent ensuite l’Australie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique et la Suisse, mais parmi les pays émergents en forte croissance figurent la Pologne et le Danemark. 80 % des visiteurs italiens viennent de Lombardie, avec un podium composé de Milan (26 %), Côme (25 %) et Monza et Brianza (18 %). Le profil des visiteurs montre que le public est composé à 77% d’adultes entre 18 et 64 ans, 16% de plus de 65 ans et 7% de moins de 18 ans. 18% du total est constitué de cyclistes arrivant à vélo, un chiffre en constante augmentation qui souligne la vocation du musée comme destination naturelle pour les cyclistes du monde entier. Et les nouveaux services que le musée Ghisallo a garantis ces dernières années ont été dédiés dans ce sens : supports à vélos avec cadenas gratuits, logements pour casques et chaussures, pantoufles pour la visite, et cette année encore, de nouveaux espaces avec douches et toilettes.
«Nous avons beaucoup mis l’accent sur l’assistance technique et une rénovation extérieure du Musée» explique le président de la Fondation Musée Madonna del Ghisallo Antonio Molteni qui est satisfait mais dénonce la réelle difficulté de trouver des fonds pour un véritable changement de rythme. «Mes origines du monde du cyclisme, de ceux qui le font et aussi l’organisent pour les équipes et la propension au concret dans la gestion du travail – poursuit-il – m’amènent à ne pas être optimiste, car nous ne pouvons pas nous permettre de nous asseoir sur nos lauriers. Je voudrais et ferai tout pour que ce musée change de vitesse et devienne un exemple de durabilité et d’économie du cyclisme et de sa culture. Cependant, je dois dire merci aux nombreux amis qui viennent constamment nous aider à soutenir nos initiatives. Ils constituent le noyau dur qui, je l’espère, se renforcera prochainement notamment en prévision de l’anniversaire important de 2026 qui marque les 20 ans du musée. »
