C’est l’une des innovations envisagées par le projet de loi sur la prévention du mélanome qui, après le feu vert de la Chambre et l’approbation de la commission de la Santé avec modifications, a obtenu l’approbation du Sénat. La mesure revient maintenant à la Chambre pour approbation finale
Une journée nationale pour informer sur le mélanome, un cancer de la peau agressif et en constante augmentation, des campagnes dans les écoles et l’obligation de consentement éclairé pour les tatouages, qui peuvent représenter un risque en empêchant le diagnostic rapide de cette tumeur. Tel est le contenu principal du projet de loi sur la prévention du mélanome (projet de loi n° 1531) qui, après le feu vert de la Chambre et l’approbation de la Commission de la Santé avec modifications, a obtenu l’approbation du Sénat. La mesure, grâce aux changements introduits, revient maintenant à la Chambre pour approbation finale.
Prévention
La journée nationale pour la prévention du mélanome, telle que prévue à l’article 1, sera célébrée le premier samedi de mai (ou le deuxième, si la date coïncide avec le jour férié du 1er mai). Objectif : sensibiliser le public à l’importance de la prévention et promouvoir des initiatives de diagnostic précoce en faveur des personnes les plus exposées aux facteurs de risque. Une innovation importante est représentée par l’article 3 du projet de loi, introduit par la Commission de la Santé par rapport au texte initial, qui prévoit l’obligation de consentement éclairé pour les tatouages, « afin de garantir que le client soit conscient des risques et des procédures liés au tatouage, de protéger le tatoueur professionnel et de contribuer à la prévention du mélanome ».
Consentement éclairé
Les tatoueurs devront donc informer leurs clients sur les effets sur la santé du fait de se faire tatouer et de se faire retirer. Les informations sont sous forme écrite et délivrées au client, qui signe une déclaration certifiant son consentement éclairé. Elle est ensuite conservée par l’exploitant, afin d’être mise à disposition des autorités de contrôle. Dans les six mois à compter de la date d’entrée en vigueur de la loi, par un ou plusieurs décrets du Ministre de la Santé, le contenu, les modalités et les délais de conservation de la documentation seront définis et des lignes directrices spécifiques seront établies.
Les grains de beauté ne doivent pas être tatoués
Les risques, préviennent les dermatologues, ne doivent pas être sous-estimés : les grains de beauté ne doivent jamais être tatoués et doivent être éloignés d’au moins un centimètre. Ce n’est qu’ainsi qu’il est possible d’identifier rapidement n’importe laquelle de leurs mutations. Les dégâts les plus importants proviennent de l’utilisation de l’encre noire qui masque complètement les grains de beauté, mais d’autres couleurs altèrent également les éventuelles mutations et les diagnostics tardifs peuvent être très dangereux. Ils devraient éviter les tatouages, rappellent les experts, en particulier ceux qui sont familiers avec le mélanome ou des antécédents de cancer de la peau.
Catégories les plus à risque
Des campagnes d’information promues par les Ministères de la Santé et de l’Éducation sont également prévues, qui pourront encourager dans les écoles « la diffusion de bonnes normes de prévention primaire, comme l’auto-examen cutané, pour réduire les facteurs de risque ». Les régions et les entreprises de santé – en collaboration avec les médecins communautaires, les médecins de famille et les pharmacies, également à travers les services de télémédecine – peuvent promouvoir des campagnes de dépistage destinées aux personnes présentant des facteurs de risque particuliers : familiarité au premier degré avec le mélanome, phototype léger, âge supérieur à 50 ans, résidence dans des zones climatiquement exposées à de fréquentes chutes de neige, travail photo-exposé et résidence dans des zones marines où l’indice de rayonnement ultraviolet est plus élevé.
Étendre le dépistage
Le projet de loi représente un « bon début » selon Paolo Ascierto, président de la Fondation Mélanome et directeur de l’unité d’oncologie du mélanome, d’immunothérapie oncologique et de thérapies innovantes de l’Institut Pascale de Naples. Toutefois, souligne-t-il, « la prévention du mélanome ne peut s’arrêter à une journée symbolique : elle doit devenir une pratique continue et faire partie intégrante des politiques de santé publique ». Evidemment, conclut l’expert, « il n’est pas durable d’étendre le dépistage à l’ensemble de la population, mais il est tout à fait possible et nécessaire de le faire pour les catégories à risque les plus élevées ».
