C’est ce que suggère une expérience menée par des chercheurs de l’Université autrichienne de Graz et publiée dans la revue scientifique Appetite.

Tu ne peux pas renoncer aux sucreries ? Selon une étude portant sur 106 jeunes de 25 ans qui vient d’être publiée dans Appetite par des chercheurs de l’université autrichienne de Graz dirigée par Jonas Potthoff, vous pourriez plutôt essayer de manger en écoutant de la musique que vous aimez essayer.

LA BONNE MUSIQUE
Pour participer à l’étude, les personnes recrutées devaient apporter deux clés USB, une avec de la musique qu’elles aimaient et une autre avec de la musique qu’elles n’aimaient pas. Ensuite, ils ont dû passer divers tests d’auto-évaluation sur leur état affectif et leur désir général de nourriture. À ce moment-là, ils ont été divisés en trois groupes, destinés à écouter au hasard de la musique de bienvenue, indésirable ou inexistante, alors qu’ils s’approchaient d’une table dressée où ils pouvaient manger ce qu’ils voulaient et autant qu’ils voulaient. Ceux qui entendaient la musique qu’ils aimaient n’ont touché à aucune friandise. À l’inverse, ceux qui écoutaient de la musique qu’ils n’aimaient pas avaient un désir global réduit de nourriture, mais un désir accru d’aliments riches en sucre.




















































LE SUCRE COMME COMPENSATION
L’explication est qu’écouter de la musique désagréable a détérioré l’ambiance
des participants et leur cerveau recherchaient inconsciemment des aliments réconfortants et riches en sucre comme mécanisme de défense pour améliorer leur humeur, même si la faim globale était diminuée.
Au centre de ces processus se trouve l’amygdale, une petite zone au centre du cerveau qui, avec une partie du cortex orbito-frontal, intègre les processus perceptuels (nourriture et musique), motivationnels (faim) et cognitifs (mémoire).

MUSIQUE ET GOÛT
L’interaction sensorielle musique/goût améliore l’expérience culinaire, rendant même les plats les plus familiers uniques et mémorables. Les différents types de musique affectent la perception du goût : les sons aigus peuvent, par exemple, rehausser le sucré, tandis que les sons graves accentuent la saveur ou l’amertume. Cela a été démontré par une étude réalisée l’année dernière par la Penn State School de l’Université de Pennsylvanie, qui comparait la musique de fond que l’on peut entendre dans les restaurants : une musique lente amène les clients à vivre une meilleure expérience qu’une musique rapide qui affecte leurs réponses émotionnelles, réduisant leur intention de revenir.
Pour une meilleure expérience gastronomique, la prochaine fois que vous irez au restaurant, vérifiez d’abord quelle musique ils jouent et, le cas échéant, apportez une clé USB avec votre musique préférée dans votre poche pour la suggérer au gérant…

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