Cher Feltri,
Nous sommes tous les deux des défenseurs convaincus des droits des animaux et j'apprécie beaucoup son engagement en faveur des ours, qui dans le Trentin sont criminalisés uniquement parce que, et je reprends vos mots ici, ils se comportent comme des ours. L'autre soir, un charmant spécimen a été vu et filmé errant dans les rues d'une petite ville de la province de Trente. L'événement a immédiatement réactivé ceux qui réclament l'abattage de ces magnifiques animaux pour des raisons de sécurité. Mais personne n’a été blessé, alors pourquoi rouvrir les polémiques habituelles contre nos ours bien-aimés ? Ces bêtes sont une ressource et non un danger.
Merci d'intervenir à nouveau pour la défense de nos plantigrades.
Eugénio Martinelli
Cher Eugène,
J'ai eu l'occasion de visionner la vidéo amateur, tournée par un automobiliste de passage et disponible sur le web, dans laquelle on aperçoit l'ours dont vous parlez, qui a suscité en moi un sentiment de profonde tendresse car sur les images l'animal apparaît désorienté. , il semble incapable de retrouver le chemin du bois, même si on sait bien que ces bêtes sont capables de s'orienter et que le chiot aura emprunté le chemin qui l'a ramené à son habitat naturel sans trop de difficultés. L'incident s'est produit à Malé, dans le Val di Sole, province de Trente, une zone où les observations ne sont pas rares. Il faut savoir qu'il y a quelques jours, c'est-à-dire le soir du vote pour les élections européennes, entre dimanche et lundi, un autre ours, sinon le même, a été observé en train de se déplacer à Bozzana, un hameau de la commune de Caldes. Précisons tout de suite : personne n'a été blessé et ces animaux n'ont causé aucun dégât aux lieux ou aux choses. Leur passage était totalement inoffensif, léger, je ne peux donc pas expliquer la violence de certains commentaires, comme celui d'un conseiller provincial, Claudio Cia, qui parlait, à propos de l'ours en question, de danger et de pouvoir mortel. Des termes et expressions exagérés, qui n'ont pourtant rien d'étonnant si l'on considère que la CIA elle-même est reconnue comme étant parmi les promoteurs les plus convaincus et les plus avides de la loi qui permet de tuer huit ours par an. Encore une fois pour des raisons de sécurité, même si les ours ne font de mal à personne. Bien entendu, ce sont des animaux dont le comportement peut devenir agressif lorsqu’ils se sentent en danger et ont donc peur. Alors, comment pouvons-nous résoudre le problème tout en évitant que quelqu’un ne soit blessé ? Certainement pas en massacrant des ours innocents, mais en veillant à ce qu'ils ne se sentent pas menacés par les humains. La violence est la solution à laquelle recourent les stupides.
Et nous avons beaucoup de gens stupides. Il faut cesser de persécuter les ours, de les enfermer, de les condamner à mort, de les étourdir avec des drogues, de les castrer pour les rendre sédentaires, opérations et châtiments que, par exemple, l'extraordinaire ours M49, dont les magnifiques exploits nous fascinent depuis des mois, a subie et tenue en suspens. Nous le soutenions pour qu'après sa énième évasion, il ne soit pas rattrapé par ses persécuteurs et mis derrière les barreaux.
La politique doit faire davantage pour protéger les animaux et les citoyens. Mais cette tâche est conditionnée par la tendance malsaine des individus au sein des partis à caresser, par pur intérêt, les chasseurs, qui constituent un vivier important de voix. Promouvoir la chasse à l’ours ou quelque chose de similaire est une façon de faire un clin d’œil à une partie de l’électorat, en garantissant sa faveur. Tout cela au détriment d’animaux délicieux dont il est de notre devoir de protéger la survie.
Les associations de défense des droits des animaux estiment que les mesures de prévention adéquates visant à assurer la sécurité des résidents, des randonneurs et des animaux font défaut, voire sont totalement absentes, et que c'est ce qui détermine ce qu'on appelle l'intrusion, c'est-à-dire l'accès de la faune sauvage aux centres.
habité. Ici, avant de réfléchir et de proposer de tuer l'ours, il conviendrait d'adopter les mesures et précautions visant à empêcher les ours de pouvoir s'approcher des centres urbains et d'y pénétrer.
