Des chercheurs français ont découvert des activités cérébrales spécifiques présentes chez ceux qui sont plus facilement sujets au craving, au désir urgent de substances ou à des comportements qui provoquent de l’excitation.
Le le désir régule les comportements humains fondamentaux et vise naturellement sa propre satisfaction. un coup de pouce important pour l’alimentation et la reproduction, mais il peut devenir une arme à double tranchant lorsqu’il frappe à l’utilisation de substances dangereuses ou quand cela devient ingouvernable. Le terme technique pour définir cette condition désir irrépressible fringale et utilisé pour indiquer le désir urgent envers des substances pouvant entraîner une dépendance physique ou psychologique, comme les aliments, surtout s’ils sont riches en graisses et en sucres, l’alcool, la nicotine, la cocaïne et d’autres drogues. L’envie peut également être ressentie non pas en relation avec des substances, mais avec comportements capable de provoquer uneexcitation intense, comme le jeu ou l’utilisation excessive d’Internet.
Le biomarqueur de la dépendance
Qu’est-ce qui se cache derrière des comportements si différents ? Existe-t-il une configuration neurobiologique spécifique qui expose certaines personnes au risque de devenir la proie de l’addiction, alors que d’autres semblent quasiment immunisées contre celle-ci ? La réponse vient d’une étude publiée par la revue Nature Neuroscience, qui a identifié un schéma cérébral spécifique (traduit en modèle de fonctionnement), appelé Neurobiological Craving Signature, dont pourrait dépendre une certaine facilité à sombrer dans l’addiction à des substances ou à des comportements hautement addictifs. gratification. Ce serait donc un biomarqueur de dépendanceune sorte de signal neurobiologique qui pourrait peut-être être utile pour mettre en œuvre des programmes de prévention ou surveiller l’efficacité des traitements.
L’envie
Cette signature neurobiologique du besoin a été identifiée par un groupe de chercheurs dirigé par Léonie Koban de l’Institut national du cerveau de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale de Paris, qui ont mené des recherches en utilisant l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle du cerveau. Les chercheurs ont ainsi pu identifier l’existence d’un mode spécifique d’hyperfonctionnement qui implique différentes structures cérébrales, comme l’insula, l’amygdale, le cortex préfrontal ventro-médian, certaines zones occipitales, tandis qu’au contraire, d’autres zones, connus pour leur rôle dans le contrôle cognitif et émotionnel, comme le cortex préfrontal latéral, sont moins actifs chez ceux qui ont tendance à développer des conditions de fringale.
J’étudie
Notre étude représente une première étape vers l’identification d’un biomarqueur neurologique qui pourrait prédire l’intensité de l’envie chez les personnes qui en souffrent, par rapport à ce qui est plutôt observé chez les personnes utilisées comme témoins sains, disent les auteurs de la recherche. Nous sommes arrivés à ce résultat en intégrant les données de cinq cohortes différentes. Nous avons réalisé trois études, avec imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, sur des personnes consommant différents types de drogues, comme l’alcool, la cocaïne et les cigarettes, et sur des personnes n’en consommant pas, pour un total de 479 images obtenues auprès de 101 participants. Ces personnes ont vu des images visuelles de médicaments et d’aliments très savoureux au cours des études. Ensuite, un système a été utilisé intelligence artificielle pour identifier les modèles d’activité cérébrale capables de prédire l’intensité de l’état de manque. En outre, les participants ont également été invités à imaginer à la fois le plaisir associé à la drogue ou à la nourriture et les conséquences possibles à long terme de leur consommation. Au final, grâce aux données obtenues, les chercheurs ont réussi à identifier les personnes les plus exposées aux risques comportementaux provoqués par la présence de la signature spécifique du besoin neurobiologique.
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