L’exposition « Visions de l’art en Sicile entre le XIXe et le XXe siècle
cent. Sciatuzzu miu », organisé par Mery Scalisi et organisé par Mediterranea Arte, est un voyage émotionnel et visuel à travers deux siècles d’art sicilien, des lumières poétiques du XIXe siècle aux avant-gardes du XXe siècle. Le Château Maniace, chef-d’œuvre de l’architecture militaire souabe surplombant la mer Ionienne, accueillera cette exposition qui célèbre le grand art sicilien. L’événement est promu par Mediterranea Arte, une réalité entrepreneuriale active dans le production, organisation et promotion d’expositions et d’événements culturels. Au centre de sa mission se trouve la conviction que l’art est un patrimoine universel, capable de générer de la beauté, de l’inspiration et de l’émotion. Mediterranea Arte promeut une approche qui valorise le dialogue entre les œuvres et les territoires, transformant chaque exposition en une expérience de découverte, de promotion et de régénération culturelle.
«Visions de l’art en Sicile entre le XIXe et le XXe siècle. Sciatuzzu mon – explique Marco Mariani, administrateur de Mediterranea Arte Srl – exprime le lien viscéral entre les artistes et leur mère-muse, la Sicile. C’est un voyage dans l’âme de l’île, qui respire les lumières du XIXe siècle et les avant-gardes du XXe siècle. Une exposition qui nous invite à redécouvrir la Sicile non seulement comme lieu physique, mais comme force créatrice éternelle.» Tania Spitaleri, directrice de production de Mediterranea Arte continue : « Mediterranea Arte choisit une fois de plus Castello Maniace pour une exposition d’art de haute visibilité culturelle. Le voyage entre paysages, lumière, corps et notre âme
La Sicile met en valeur, à travers les œuvres d’artistes extraordinaires, toute la beauté et la lutte éternelle intrinsèque entre les contraires, coexistants et indissociables, de l’île. Le visiteur appréciera cette dimension aussi réelle qu’onirique, choyé par les ‘sciatuzzi’ des plus grands peintres siciliens des XIXe et XXe siècles.»
Le sous-titre en dialecte sicilien, « Sciatuzzu miu », ou «mon souffle » renferme une profonde intimité, symbole du lien viscéral entre l’artiste et sa terre : une relation faite d’amour, de mémoire et d’appartenance. L’exposition, divisée en deux sections, l’une consacrée au XIXe siècle et l’autre au XXe siècle, redonne à la Sicile son rôle de premier plan.
dans l’histoire de l’art italien et européen, racontant comment la lumière, le paysage et la tradition ont généré un langage artistique unique. Comme le dit elle-même la commissaire Mery Scalisi: «cette exposition composée d’œuvres picturales et sculpturales est ma façon de dire merci à la Sicile, une terre qui vous emmène et vous rend à vous-même, qui vous fait sentir partie d’une histoire plus grande».
Au XIXe siècle, la Sicile des contrastes vit dans les peintures de Pirandello, Lojacono, Leto, Frangiamore, Pardo,
Tomaselli, Rizzo : scènes de vie rurale, portraits et paysages immergés dans une lumière qui transfigure la réalité. C’est l’époque où la peinture devient le miroir de l’âme de l’île, de sa nature et de ses habitants. Avec le XXe siècle, les artistes siciliens s’ouvrent à la modernité.
Les œuvres de Fiume, Guttuso, Accardi, Greco, Guccione, Calogero, Modica expriment une nouvelle conscience esthétique, dans
dont la liberté d’expression et les racines culturelles se fondent dans un langage universel. Dans les années 1980, la peinture de Piero Guccione et l’expérience du Groupe Scicli remettent au centre la lumière et le paysage méditerranéens, tandis que le Groupe Forma 1 renouvelle le langage d’après-guerre, alliant abstraction et engagement idéologique.
Le parcours est enrichi de quatre « curiosités » dédiées à Pirandello, Guccione, Accardi et Guttuso qui exploitent la dynamique de l’exposition, fournissant ainsi des clés d’interprétation supplémentaires. Pensez à la relation entre Luigi et Fausto Pirandello, père et fils unis par un lien profond entre l’art et le destin, évoquée par Dialogues imaginaires de Luciana Grifi, avec Giovanna et Pierluigi Pirandello. Au dialogue idéal entre Renato Guttuso et Leonardo Sciascia, deux symboles d’une Sicile belle et blessée, qui transforme
vérité dans l’art et dénonciation dans la poésie.
A leurs côtés, la curiosité dédiée à Piero Guccione et au Groupe Scicli raconte comment, depuis les années 1980, un groupe d’artistes siciliens a su transformer la lumière et le paysage de l’île en langage pictural, fusionnant réalisme et modernité dans une poétique de profonde introspection.
Enfin, celle sur Carla Accardi et le Groupe Forma 1 retrace la naissance, à Rome en 1947, d’un mouvement qui unissait marxisme et abstraction, affirmant la forme pure comme expression de la liberté artistique et intellectuelle.
« Visions de l’art en Sicile entre le XIXe et le XXe siècle. Sciatuzzu miu », qui peut être visité jusqu’au 12 avril 2026, est un hommage à la Sicile, à sa lumière, à sa mémoire et à sa force créatrice intemporelle : un voyage qui invite le public à s’immerger dans l’âme de l’île, où l’art et la vie respirent à l’unisson.
Carlo Franza
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