En route pour le marathon de Turin entre histoire et solidarité – Le blog d’Antonio Ruzzo

2025 novembre

En route pour le marathon de Turin entre histoire et solidarité

Dimanche à Turin, nous courons entre histoire et solidarité. Ils seront dix mille partant de la Piazza Castello et arrivant après 42 kilomètres sur la Piazzetta Reale, devant les résidences Savoy. Si l’on ne tient pas compte du fait qu’un marathon reste un pur effort et qu’il reste peu de temps et d’envie de regarder autour de soi, le marathon de Turin est un petit voyage dans le temps. L’itinéraire touchera en effet certains des lieux les plus représentatifs de la ville depuis le Lingotto jusqu’au Parc Valentino, le pavillon de chasse historique de Stupinigi jusqu’au retour au centre historique. Défi classique, celui de Turin a connu une croissance significative ces dernières années tant en nombre (notamment en fréquentation étrangère qui sera de 40 pour cent) qu’en prestige, à tel point que cette édition 2025 a vu l’attribution par Fidal aux organisateurs du titre « Argent », un certificat basé sur des critères liés à la qualité de la course mais aussi à l’organisation globale, soulignant la fiabilité et le niveau technique de l’événement sur la scène nationale.

Le défi s’annonce entièrement kenyan. En tête du groupe des grands noms de la course masculine, on retrouve Bernard Cheruiyot Chepkwony, avec un record personnel de 2:10’42 » réalisé en Corée en 2017 et, surtout, le 2:11’01 » enregistré en altitude lors du Standard Chartered Marathon de Nairobi le 26 octobre dernier. Sera également en lice pour la victoire Justus Kipkoech Kiprotich, qui peut se targuer du meilleur record personnel parmi les participants : un temps de 2:09’28 » avec lequel il a remporté le marathon de Münster, en Allemagne, en 2018. Parmi les femmes, se démarque le nom de Monicah Jeptoo, Kenyane comme ses collègues et fraîchement victorieuse du marathon de Zurich, où elle a terminé cette année en 2:35’35 ». Arriver à Turin dans le but déclaré de continuer à s’améliorer.

Mais pas seulement des horaires et des échantillons. Au début également, dans un mélange d’histoires qui racontent à quel point la vie est parfois surprenante, on trouve Antonio Puccio et Andrea De Bernardi. Puccio Torinese, 30 ans, dresseur de chiens, courra son premier marathon pour soutenir « Run For Assistance Dog », un projet qui finance gratuitement le dressage de chiens d’assistance pour une adolescente et deux enfants handicapés : Eleonora, une milanaise atteinte de tétraplégie et de difficultés cognitives, et Edoardo (6 ans) et Mattia (8 ans), deux frères de Perosa Argentine (TO) souffrant d’une maladie neurodégénérative rare. Pour eux, il a déjà récolté 9 000 euros sur les 20 000 attendus et deux chiots labrador, Bolt et Tor, qui seront remis à la famille. De Bernardi, père d’Edoardo et Mattia, courra son premier marathon. Mais lorsqu’il s’est inscrit, il ne savait toujours rien de l’initiative d’Antonio Puccio concernant ses enfants.

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