0925 novembre
Renzi à l’arrivée du marathon d’Athènes avec le drapeau tricolore.
« Quiconque a terminé un Marathon sait que remporter un défi avec soi-même est une belle chose. Bien plus que gagner contre les autres… ». Au-delà de la politique, des sympathies, des partis, du fait qu’on aime ou non Matteo Renzi, au cours de toutes ces années, il a laissé une trace. Il a été maire de Florence, premier ministre, il était le « scrapper », l’homme de Leopolda, on dit qu’il est un Berlusconi de gauche, le Pieraccioni du Parti démocrate, un « homme intelligent » qui aime Steve Jobs, qui est à la Confindustria mais aussi avec les travailleurs, qui connaît les règles de communication, de Facebook et de Twitter et qui sait être à la télévision, qu’il aille à Porro ou à Travaglio pour parler sérieusement de politique. Ils lui ont raconté toutes sortes de choses.
Mais au-delà de tout, Matteo Renzi est aussi un marathonien même si, et cela reste un péché originel, il y a des années, alors qu’il était encore maire de Florence pendant le marathon, il a déchaîné les contrôleurs de la circulation dans les transports publics pour infliger des amendes aux marathoniens sans ticket. Mais il a terminé plusieurs marathons, il y a des années, il y avait des rumeurs selon lesquelles il voulait aussi essayer un triathlon et tout ça, dans la vision centré sur le marathon du meilleur des mondes possibles, reste une médaille du mérite.
Aujourd’hui, il a franchi la ligne d’arrivée du marathon d’Athènes qui, pour ceux qui courent, est la mère de tous les marathons. Un parcours pas facile de 42 kilomètres, avec des montées et des descentes, que le leader d’Italia Viva a bouclé en 4 heures et 10 minutes. « Terminer Athènes a été plus difficile que prévu. Les montées continues et en partie aussi les descentes ont mis mes jambes à rude épreuve, surtout du point de vue musculaire. Je n’ai pas peur de dire que dans quelques instants la difficulté de courir était si dure que j’ai même pensé à abandonner. Il n’y aurait eu aucun mal, il arrive qu’on n’y arrive pas : l’échec fait partie de la vie. Aujourd’hui, cependant, tout s’est bien passé. Dans la descente finale vers l’entrée du stade Panathénaïque, lors des six derniers cent mètres, il y avait beaucoup d’Italiens qui m’acclamaient et quelqu’un m’a reconnu et une fille m’a donné un drapeau italien, ce drapeau tricolore qui nous unit et que nous voulons toujours honorer, mais je suis entré dans le stade des premiers Jeux olympiques modernes avec le drapeau de mon pays à la main… ». Ce qui n’est pas une mince émotion…
