Les cancers les plus courants en bénéficient, comme ceux du sein, de la vessie, du côlon et de l’endomètre, mais aussi de l’œsophage, du rein et de l’estomac.
C’est officiel, et les chiffres le prouvent : ceux qui pratiquent régulièrement une activité physique réduisent d’environ 31 % le risque de mourir d’un cancer. De plus, il est également efficace en prévention, réduisant jusqu’à 20 % le risque de développer un carcinome par rapport aux personnes sédentaires. Les cancers les plus courants en bénéficient, comme ceux du sein, de la vessie, du côlon et de l’endomètre, mais aussi de l’œsophage, du rein et de l’estomac. Ce n’est pas tout : bouger pendant et après la maladie contribue à améliorer la qualité de vie, pourtant seulement 7 % des patients le font régulièrement.
Impact sur l’efficacité des traitements
Est désormais disponible Be Active Lab, le portail créé par Amgen en collaboration avec un conseil multidisciplinaire d’oncologues, d’hématologues, de médecins du sport et de kinésiologues, où l’on trouve des contenus informatifs et des programmes d’exercices tout au long du parcours de traitement, ainsi qu’une collection d’environ 70 exercices vidéo dédiés à la force, à la mobilité et à la respiration. « LE’exercice oncologique c’est une discipline relativement récente qui considère l’activité physique non seulement comme une recommandation de bien-être, mais comme partie intégrante du parcours thérapeutique – explique Fotios Loupakis, oncologue, chercheur et président de l’association KISS -. Pour ceux qui suivent un traitement contre le cancer, l’exercice physique peut améliorer la tolérance des thérapies et contribuer à réduire les effets secondaires, avec un impact direct sur l’efficacité des traitements : lorsque le patient est capable de suivre les traitements plus régulièrement, en évitant les interruptions, les annulations ou les changements de thérapie, la probabilité que le traitement lui-même fonctionne de manière optimale augmente.
Risque de mortalité plus faible
Même au niveau biologique, les mécanismes sur lesquels le mouvement agit sont différents : par exemple, il améliore l’oxygénation des tissus, renforce le système immunitaire et aide à lutter contre l’inflammation et l’affaiblissement général. Ces dernières années, la recherche a commencé à mesurer de plus en plus rigoureusement l’impact de l’activité physique chez les patients atteints de cancer, en prenant en considération divers types de cancer et niveaux de gravité. L’une des études les plus innovantes à cet égard est l’essai 2025 CHALLENGE, qui a évalué pour la première fois les effets d’un programme d’exercice physique structuré chez des patients atteints d’un cancer du côlon : les résultats ont montré une réduction de 37 % du risque de décès et une réduction de 28 % du risque de récidive. Une autre analyse récente de sept types de cancer différents (vessie, rein, cavité buccale, poumon, rectum, endomètre et ovaire) a mis en évidence que les personnes physiquement actives, avant et après le diagnostic, présentent un risque de mortalité significativement plus faible.
Personnalisation de l’exercice
D’autres preuves indiquent également un effet positif sur la réponse immunitaire dans le cancer du sein, contribuant à améliorer le contrôle de la maladie et la tolérance des thérapies, avec des améliorations de la fonction physique et de la qualité de vie également dans les tumeurs hématologiques telles que les lymphomes et les tumeurs métastatiques. L’activité physique nécessite une approche personnalisée, tout comme les médicaments. «Nous parlons d’activité physique adaptée, sur mesure en fonction des conditions cliniques et des caractéristiques de la personne – explique Alice Avancini, chercheuse et kinésiologue du département de neurosciences, biomédecine et mouvement de l’Université de Vérone, section de sciences de la motricité et d’oncologie -. La personnalisation de l’exercice part d’une évaluation clinique et fonctionnelle du patient, prenant également en compte ses préférences, avec des objectifs progressifs et un suivi constant pour favoriser l’adhésion au programme et sa continuité dans le temps.
Un changement de paradigme
Pourtant, malgré les preuves, seuls 7 % des patients atteints de cancer pratiquent régulièrement une activité physique, signe d’une sensibilisation encore limitée et de la présence d’une barrière culturelle à surmonter. «On a longtemps pensé que les personnes atteintes d’un cancer devaient avant tout se reposer, comme si le repos était en soi curatif et réduisait le métabolisme des cellules tumorales. Aujourd’hui, nous savons que ce n’est pas le cas : l’exercice est une sorte de thérapie ciblée qui favorise les tissus sains au détriment de ceux porteurs de cellules tumorales et peut représenter une opportunité concrète pour soutenir le processus de traitement – souligne Francesca Lanfranconi, médecin du sport, présidente de l’Association Médicale du Sport de Lecco, chercheuse en physiologie humaine -. Il s’agit d’un véritable changement de paradigme, qui nécessite une évolution culturelle de la médecine. Des initiatives telles que Be Active Lab peuvent donc représenter un pas important dans la bonne direction. À la forte valeur pédagogique de la plateforme, qui contribue à diffuser les connaissances et à encourager une intégration toujours plus grande de l’exercice physique dans la pratique clinique, s’ajoute la possibilité effective d’accéder à une formation sûre et personnalisée.
L’expérience d’Ivan Basso
L’expérience directe de ceux qui ont affronté la maladie et trouvé un allié important dans le sport confirme également l’importance du mouvement. «Je n’ai jamais abandonné le sport : il a été d’une aide précieuse à chaque étape de ma guérison et continue de l’être aujourd’hui. Ce fut un retour progressif mais décisif pour retrouver équilibre, force et confiance – dit Ivan Basso, ancien champion de cyclisme et vainqueur du Giro d’Italia 2006 et 2010 -. La reprise d’une activité physique dans un court laps de temps, avec l’accord des médecins, m’a apporté un soutien psychophysique important, contribuant à améliorer mon humeur et à renforcer mon estime de soi, éléments qui contribuent au rééquilibrage du corps et de l’esprit. Ce principe peut s’appliquer à n’importe quel patient atteint de cancer. »
