Présentation des données du registre des implants mammaires 2023-2025 du ministère de la Santé : chaque femme est suivie pour sa sécurité
68 776 interventions chirurgicales en deux ans. La grande majorité (66 796) impliquaient l’implantation d’un implant mammaire, seule une petite proportion (1 980) impliquait le retrait. De nombreuses Italiennes sont allées au bloc opératoire pour se faire refaire les seins entre 2023 et 2025. Les raisons ? 55,7 % l’ont fait dans un but reconstructif, après l’ablation d’une tumeur ou pour une malformation mammaire (comme les seins tubéreux), et 44,3 % dans un but esthétique. Un renversement de tendance par rapport à ces dernières années, où les implants esthétiques étaient plus nombreux. En moyenne, les patients atteints de cancer avaient 52 ans, tandis que les femmes qui l’ont choisi « pour la beauté » en avaient 38,5. Cette réalité est cartographiée avec une extrême précision par le Registre national des prothèses mammaires présenté au ministère de la Santé et disponible sur le site salute.gov. « Un fleuron de notre système de santé qui nous place à l’avant-garde par rapport aux autres États de par certaines de ses particularités, comme la saisie obligatoire des données, la gestion et
le financement par une institution indépendante, la collecte et le traitement des données en temps réel » a souligné le ministre de la Santé, Orazio Schillaci.
Parce que le registre italien est meilleur que beaucoup d’autres
Le Registre a été créé par la loi no. 86 de 2012, le même qui interdit l’implantation de prothèses mammaires chez les patientes mineures et permet de surveiller toute la dimension clinique et épidémiologique liée aux dispositifs mammaires, en traçant chaque implant et en permettant le rappel si nécessaire. «En 2011, les prothèses PIP, remplies de silicone non destinées à un usage médical, ont fait l’actualité, mettant en évidence la nécessité d’une surveillance complète, constante et obligatoire – rappelle Franco Bassetto, président de la Société italienne de chirurgie plastique régénérative, reconstructive et esthétique (SICPRE) -. Le Registre italien est un système unique au monde pour l’impartialité et l’exhaustivité des données collectées. Et les données sont fondamentales pour prendre les décisions les plus correctes pour la santé des patientes. » C’est ainsi qu’il a été possible de gérer au mieux le problème des très rares cas de lymphomes associés aux implants mammaires. Dans la pratique, en Italie, il est obligatoire pour tous les professionnels de santé qui implantent ou retirent des implants mammaires sur le territoire national d’enregistrer chaque opération effectuée dans les trois jours suivant la date d’exécution.
Des contrôles réguliers sont nécessaires
Dans tous les cas, pour détecter à temps d’éventuelles anomalies, il est important d’effectuer des contrôles régulièrement : les prothèses n’ont pas de « date de péremption » (mais elles ne sont pas éternelles : elles ont une durée de vie moyenne de 10-15 ans, elles doivent ensuite être remplacées) et comme tous les corps étrangers elles sont soumises aux agressions de l’organisme, elles peuvent s’user et se briser. Habituellement, une échographie par an suffit pour vérifier l’état. En cas de prothèse cassée ou endommagée, elle est remplacée par une opération bien plus simple que l’implant, puisque la « poche » qui abrite le dispositif existe déjà.
Qualité de vie des patients
Les données présentées au Ministère indiquent également que, en ce qui concerne les opérations pour cancer du sein, dans 92% des cas, la prothèse a été implantée immédiatement après une mastectomie conservatrice, «un aspect important pour la qualité de vie de la patiente, qui sort de la salle d’opération, après l’opération de démolition, déjà reconstruite» conclut Bassetto.
