L’entraîneur décédé des suites d’une « maladie neurodégénérative » ne reconnaissait plus ses joueurs depuis un certain temps. Une expérience que des millions de personnes ont en commun. Qui a droit à la vie privée. Mais aussi à une vie sans stigmatisation

Une de ses phrases, « la simplicité est la plus grande sophistication », fait penser à Schiller, à l’art comme au plus grand artifice pour produire du naturel. Osvaldo Bagnoli, un grand entraîneur, l’a enlevé le clergé il y a quelques jours, officiellement pour « une maladie neurodégénérative ». Là Pie avec le titre : « Il ne reconnaissait plus ses garçons ». Un joueur de son championnat de Vérone est venu lui rendre visite et Osvaldo de Bovisa lui a dit: «Excusez-moi, qui es-tu?».

Stigmatisation et confidentialité

Des millions de personnes aux prises avec la maladie d’Alzheimer d’un proche connaissent la situation, le « choc » qui survient lorsqu’un père ou une mère ne vous reconnaît plus comme un enfant. Nul besoin d’une étiquette, ni d’un diagnostic communiqué dans la presse, pour savoir de quoi il s’agit. Et bien sûr, chacun a droit à la vie privée, dans la vie comme dans la mort. Mais il a fallu des décennies, et il en faudra peut-être davantage, pour faire de la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence une maladie à affronter sans honte et sans stigmatisation, un mot difficile à prononcer, et encore moins à subir jour après jour, si « les autres » agissent comme un verrou, si la société se distancie des malades et de leurs familles.




















































Oser

Malades et membres de la famille, amis ou inconnus : chacun peut dire ou ne pas dire ce qu’il veut, dans le respect de la dignité des personnes. Dans le cas d’Osvaldo Bagnoli, une personne très privée, ses soignants ont déjà beaucoup parlé en parlant d’une « maladie neurodégénérative ». Et il est vrai aussi que, même dans ce domaine, la simplicité exige une « sophistication maximale » et le plus grand effort. Mais cet effort est important, s’il permet d’arracher le vernis de honte d’un rocher déjà bien noir. La simplicité d’un nom est une étape nécessaire pour que la maladie soit considérée pour ce qu’elle est, comme quelque chose à traiter de la meilleure façon possible, en ayant à ses côtés une communauté prête et participante. Pourquoi le démence (mot latin devenu universellement synonyme d’une série de pathologies neurodégénératives dont Alzheimer est la plus répandue) n’efface pas la vie. Et cela n’efface pas la mémoire, même collective, d’un coach « qui incitait les gens à oser », comme le titre le titre. Corriere del Veneto. Vous pouvez oser nommer par son nom une maladie qui touche des millions de personnes, et avec elles aussi Osvaldo della Bovisa, un homme bon et homme vertical comme peu.

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