La Borghese Gallery de Rome hôte jusqu'au 14 septembre 2025, pour la première fois dans la résidence du cardinal Scipione, une exposition de l'artiste kenyan et américain Wangechi Mutu, intitulé Poèmes de la Terre noireédité par Cloé Perrone.

The project, which also moves, as the exhibition recently concluded on the Baroque poet Giovan Battista Marino, by the interest of the museum against poetry, is conceived as a site-specific intervention that develops in the internal rooms of the museum, on the facade and in the secret gardens, challenges the classical tradition, crossing suspensions, fragmented shapes and new imagined mythologies, and creates a multistral dialogue entre la langue contemporaine de l'artiste et l'autorité ancienne.

Le titre évoque la signification profonde de la double pratique de Mutu, entrelacée entre la poésie et les mythologies, mais profondément ancrée dans des contextes sociaux et des matériaux contemporains. La « Terre noire », riche et malléable sous la pluie, presque comme Clay, apparaît dans plusieurs géographies, y compris les jardins secrets de la galerie Borghese, qui offrent un point de résonance avec l'imagination de l'artiste. De cette terre, les sculptures semblent émerge, tel que modélisé par une force primordiale, donnant vie aux histoires, aux mythes, aux souvenirs et aux poèmes. La métaphore souligne la force générative et transformatrice de son travail: enracinée dans la matérialité mais ouverte à plusieurs interprétations futures.

L'intervention de Wangechi Mutu introduit un vocabulaire inédit dans l'architecture historique et symbolique de la galerie borghese. Grâce à la sculpture, à l'installation et à l'image en mouvement, l'artiste offre une approche innovante de l'espace du musée, qui remet en question la hiérarchie, la permanence et le sens fixe. Ses œuvres remettent en question le poids visuel et l'autorité de la collection, en adoptant des stratégies de suspension, de fluidité et de fragmentation. De cette façon, le musée ne se présente pas comme un simple conteneur statique d'objets, mais comme un organisme vivant, en transformation continue, façonnée par la perte, de l'adaptation et de la reconfiguration.

L'exposition est divisée en deux sections complémentaires. À l'intérieur du musée Mutu, reconsidérez radicalement l'orientation spatiale et ses sculptures ne cachent jamais la collection bourgeoise, mais elles ajoutent légèrement. Les apparences Eletean qui planent dans l'air, volent la lumière ou sont placées sur des plans horizontaux. Des œuvres comme Ndege, le temps de jeu en suspension, la tête de pleureuse et la deuxième tête de la tête pleurent la logique gravitationnelle, en pente douce des plafonds et encadrant de nouvelles vues. Cet acte de suspension est non seulement formel, mais suggère un changement de récits historiques et de hiérarchies matérielles. Le champ visuel du musée est repensé et de nouvelles façons de perception ouvertes à notre regard.

Les matériaux – bronze, bois, plumes, terre, papier, eau et cire – sont cruciaux pour l'éthique de l'exposition. Le bronze en particulier est dépouillé de sa signification plus traditionnelle pour devenir un véhicule de mémoire ancestrale, de récupération et de multiplicité. En insérant des substances organiques, fluides et changeantes dans un contexte traditionnellement dominé par le marbre, le stuc et les surfaces dorées, l'artiste réitère la poétique de la transformation, de devenir, anticipant ainsi un thème qui sera au cœur du programme d'exposition du musée 2026, la métamorphose.

Carlo Franza

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