La rubrique Smart Tips par Eliana Liotta| Le modèle 12:12 améliore le métabolisme et ne crée pas de problèmes de malnutrition, répond aux besoins sociaux et ne met pas le corps sous pression
Le
jeûne intermittent
c’est le totem profane des nouvelles confessions alimentaires, avec tous les aléas des modes qui deviennent religion. Mais il existe une manière sensée et douce de le pratiquer. Sans sacrifices et sans sauter aucun déjeuner. Sans abstinence forcée ni observance imprudente. Prolongez simplement le jeûne nocturne naturel de quelques heures : ne dînez pas tard et évitez de manger dès le réveil. Par exemple, dernier repas se terminant à 21h et estomac vide pendant 12 heures, report du petit déjeuner à 9h.De nombreuses études promeuvent ce modèle 12:12car cela peut améliorer la
métabolisme et ne crée généralement pas de problèmes.
Oui au dîner
Il y a aussi un avantage social : les dîners entre amis sont préservés. L’une des limites de la restriction alimentaire dans laquelle on mange dans un créneau de huit heures, avec le dernier repas avant 16h-17h, est la suppression d’un espace de convivialité avec les partenaires, les enfants et les amis. Le bien-être cela ne dépend pas seulement des mécanismes du corps, c’est aussi mentale, conviviale.
Oui pour le petit-déjeuner et le déjeuner
D’autre part, les arrangements dans lesquels vous dînez mais tu ne manges jamais pendant la journée sont susceptibles d’avoir des répercussions surconfiguration hormonale: pour une fille ou une femme en âge de procréer, sauter des repas pendant la journée pendant plus d’un mois peut inhiber le cycle menstruel. Dans le jeûne de 12h12, le petit-déjeuner n’est que reporté et le déjeuner est régulier.
Non aux régimes fous
Le danger d’une abstinence imprudente de nourriture est le malnutrition. En période de famine, notre corps peut puiser de l’énergie dans les adipocytes, mais il a aussi besoin d’autres nutriments, des vitamines aux acides gras, pour lesquels il n’y a pas de stocks. C’est l’une des raisons pour lesquelles le jeûne ne doit pas être suivi par les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et jamais, sans surveillance clinique stricte, par toute personne souffrant d’une pathologie spécifique.
L’étude de la tumeur
Un fait intéressant provient d’une enquête sur un groupe d’environ 2400 femmes américaines (qui ont participé à l’étude WHEL) : il a été démontré que la prolongation du jeûne nocturne (12h12 ou 12h14) réduisait risque de récidive du cancer du sein.
* La critique est de Lucilla Titta, coordinatrice du programme Smartfood à l’IEO-Institut européen d’oncologie.
