Les directives recommandent 2 à 3 portions de poisson par semaine et il n’y a aucune contre-indication pour les personnes en bonne santé. Les palourdes ont une teneur importante en fer : environ 6 mg pour 100 grammes, soit le double de celle de la viande rouge maigre

J’aime beaucoup les fruits de mer et nous en mangeons souvent en famille : y a-t-il des contre-indications ? Est-ce qu’ils apportent également un apport en protéines ?

Stefano Erzegovesi, nutritionniste et psychiatre, communicateur scientifique dans le domaine de la nutrition préventive et des troubles de l’alimentation, répond (ALLER AU FORUM)




















































Les « fruits de mer » constituent un groupe très vaste et hétérogène, et il est utile d’en distinguer les principales catégories.

Commençons par les mollusques bivalves (moules, palourdes, huîtres) : ils sont maigres (1 à 2 % de matière grasse), avec une bonne quantité de protéines (11 à 12 g pour 100 g) et une teneur en fer importante : environ 6 mg pour 100 grammes de palourdes, soit le double de celle de la viande rouge maigre. C’est pour cette raison que lorsque je rends visite à des personnes souffrant d’anémie ferriprive, je recommande toujours de manger des palourdes plusieurs fois par semaine. Les mollusques bivalves sont également riches en vitamine B12, zinc, sélénium et iode.

Une autre catégorie de fruits de mer est celle des céphalopodes (poulpes, calamars et seiches). Ce sont toujours des mollusques, mais nutritionnellement distincts des bivalves : ils sont plus riches en protéines (15-16 g pour 100 g), ont peu de matières grasses comme les bivalves et sont riches en vitamine B12, sélénium, zinc et cuivre, un minéral dont on parle peu mais important pour le métabolisme du fer et la santé du système immunitaire. Les mollusques bivalves et les céphalopodes sont également de bonnes sources d’oméga 3 : ils ne sont pas aussi riches que les sardines, le maquereau ou le saumon, mais ils restent une excellente source.

Concernant les coquillages (crevettes, gambas, langoustines, crabe) : ils restent une excellente source de protéines, mais sont plus riches en cholestérol.

Du point de vue des limitations : ils entrent tous dans la catégorie des poissons, les directives recommandent donc 2 à 3 portions par semaine. Il n’existe pas de contre-indications spécifiques pour la population générale en bonne santé, à l’exception des personnes souffrant de goutte ou d’hyperuricémie, qui doivent modérer leur consommation en raison de la teneur en purines.

En ce qui concerne la sécurité alimentaire, faites attention, surtout pour les mollusques bivalves, à leur origine et à leur cuisson, c’est pourquoi ne les consommez crus ou insuffisamment cuits que s’ils proviennent de zones de production certifiées et sûres (de ce point de vue, le poisson contrôlé en Italie est parmi les plus sûrs au monde).

Un dernier point positif : les moules et les palourdes font partie des produits de la pêche ayant le plus faible impact environnemental. Etant élevés et filtrés, ils ne polluent pas l’eau, ils contribuent en effet à purifier l’eau dans laquelle ils grandissent, et leur production a une empreinte carbone très limitée par rapport aux autres sources de protéines animales. Une raison de plus, en plus des raisons nutritionnelles, pour les inclure régulièrement dans votre alimentation.

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