Le premier conseil est de se mettre dans la perspective de passer de trois cigarettes à zéro : passer d’abord à deux et une cigarette par jour risque d’être un véritable supplice, il vaut mieux à ce stade faire une rupture nette

J’ai 33 ans et je fume depuis l’âge de 18 ans. Ces derniers mois, j’ai réussi à réduire progressivement ma consommation de vingt à trois cigarettes par jour. Puis un problème est survenu. J’en fume un après le déjeuner, un après le dîner et le dernier deux heures plus tard. Parfois, l’envie d’un quatrième est très forte et je n’arrive pas à descendre à deux, comme j’aurais dû le faire depuis longtemps. Mon syndrome de retard de sommeil, présent dans le passé, s’est aggravé. J’aimerais arrêter de fumer : que me conseillez-vous de faire ?

Il à répondu Elena Munarinipsychologue et psychothérapeute, Centre Anti-tabac Institut National du Cancer, Milan (ALLER AU FORUM)

Même si elle affirme être passée de vingt à trois cigarettes sans problème, ce processus réalisé sur plusieurs mois en témoigne grande détermination que tout le monde, en ce qui concerne les cigarettes, ne peut pas avoir. C’est d’autant plus inhabituel que (pour l’instant nous laissons toujours le verbe au présent, en espérant pouvoir bientôt le changer au passé) cependant un gros fumeur. Maintenant, elle nous écrit qu’elle a atteint trois cigarettes et qu’elle est obligée de passer à l’étape finale, celle d’y renoncer complètement. Cette difficulté peut avoir une motivation psychologique et physique.

Le niveau psychologique

Le premier lié au fait que la différence entre fumer ne serait-ce qu’une cigarette et décider de ne pas fumer ne serait-ce qu’une seule est petite sur le plan pratique, mais elle peut être grande sur le plan psychologique. la différence entre savoir que pendant la journée ce moment passé avec la cigarette (qui pour chacun peut avoir une signification différente, du câlin, à la recharge, à la détente…) sera là ou il ne sera pas là. la décision de vraiment s’en passer, de vivre sa journée sans ce coussin qui nous trompe en nous donnant ce dont nous avons besoinmême si, en y prêtant attention, on se rend compte que ce n’est pas le cas.

Syndrome de sevrage

Sur le plan physique cependant on peut dire que trois cigarettes sont le quota minimum pour gérer un syndrome de sevrage ce qui, même si dans son cas ce n’est pas très agressif, existe, comme en témoigne l’aggravation au cours des derniers mois de sa difficulté à bien se reposer. Comment s’en sortir ? Le premier conseil de entrer dans la perspective de passer de trois cigarettes à zéro: passer à deux cigarettes et une par jour risque d’être un véritable supplice, mieux vaut à ce stade faire une rupture nette. Si vous avez du mal à prendre cette initiative, vous pouvez vous aider d’un remède pratique, efficace et sûr, c’est-à-dire prendre, pendant les premières semaines après avoir arrêté de fumer, une faible dose de thérapie de remplacement de la nicotinequi peut être acheté en pharmacie sans ordonnance.

Une journée sans cigarette

Il existe différents formats parmi lesquels choisir celui qui vous convient le mieux (gomme, dragées, inhalateur ou spray sublingual) et à utiliser pour remplacer les trois cigarettes restantes. La perception de l’absence de besoin physique que ce produit vous procurera pourrait être la clé pour vous faire trouver le courage de vivre une journée sans cigaretteà la fin duquel l’enthousiasme d’avoir réussi et de voir qu’elle va bien même sans la faire avancer sans plus de craintes.

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