Nous devons chérir l’expérience de la pandémie : les conditions de travail de tous les professionnels qui soutiennent le NHS doivent être améliorées
Avec l’arrêté des projets de loi, le gouvernement est intervenu en misant avant tout sur des mesures incitatives pour le personnel qui travaille aux urgences, le frein à l’utilisation sans discernement des soi-disant détenteurs de jetonsainsi que sur les mesures qui renforcent la protection des travailleurs de la santé qui sont de plus en plus exposés à épisodes de violence. Une première réponse aux demandes des professionnels de santé, contraints de travailler dans des conditions stressantes, qui, comme le montrent de nombreuses études, comportent inévitablement le risque de se tromper. A celui qui, on l’espère, est seul dans le cadre du plan de relance de notre santé publique, il manque des pièces importantes, sans lesquelles même les mesures adoptées ont de bonnes chances de se retrouver sur la liste des bonnes intentions non suivies d’effets. Étant donné que les enjeux critiques concernent tous les professionnels de santé et pas seulement ceux des urgences.
Raison pour laquelle il serait légitime d’attendre des mesures visant à améliorer les conditions de travail de tous les professionnels qui appuient le service public de santé plus universaliste mais aussi moins financé que le monde. Surtout, en incitant, en plus des urgentistes, internistes, chirurgiens et autres spécialistes, ceux qui opèrent principalement dans le secteur public, sans arrondir dans le secteur privé. Cela dit, de nombreuses mesures devront être prises pour sauver notre NHS. A partir demise à jour des normes hospitalières fixées par l’ancien arrêté ministériel 70ainsi que de la refonte de la réforme territoriale de la santé, parce que les maisons communautaires et les hôpitaux peuvent aussi bien faire. Mais le nœud reste sur la façon de financer le recrutement du personnel qui devra y travailler. Et de toute façon, sans un nouveau modèle d’assistance qui mette en lien étroit entre l’hôpital et le territoire, toute tentative de réforme de celle-ci est vouée à l’échec. Avec ce qui suit également en termes de possibilité de filtrer les patients qui aujourd’hui se retrouvent mal aux urgences, où le manque de lits dans les services est également pris en compte.
Les chiffres qui nous voient nous disent qu’ils doivent être augmentés dans le bas du classement européen en termes de dotation par nombre d’habitants. Mais il y a aussi beaucoup à rationaliser. Les internistes hospitaliers gèrent un cinquième de toutes les admissions dans leurs services. Patients avec une intensité de soins moyenne à élevée, mais que les anciens codes ministériels qualifient encore de soins de faible intensité. Et cela nous implique moins d’équipement technologique et de personnel. Avec ce qui suit en terme de réponse à la demande d’assistance. Enfin ce sera fondamental capitaliser sur l’expérience de la pandémieoù le travail pluridisciplinaire, coordonné précisément par les internistes, a été l’une des armes gagnantes face à l’urgence et peut aussi être déterminant aujourd’hui pour la modernisation de nos hôpitaux.
* Président Fadoi (Fédération des Médecins Internes Hospitaliers)
