Le diagnostic de endométriose repose principalement sur un Examen clinique et d’autre part sur un bilan d’imagerie incluant unéchographie pelvienne c’est un imagerie par résonance magnétique pelvien effectué et évalué par un spécialiste. Lorsque les lésions sont superficielles ou minimes, l’imagerie peut être peu concluante ou négative. En cas de douleurs pelviennes intenses qui résistent à un traitement antidouleur ciblé (antalgiques, suppresseurs ovariens…) ou en cas de désir de grossesse, un traitement peut être envisagé. laparoscopie pour confirmer le diagnostic d’endométriose. L’examen laparoscopique est invasif, non trivial et présente des risques. Cela peut s’avérer inutile, à la fois parce que les lésions caractéristiques de la maladie ne sont pas retrouvées et parce qu’une fois retirées, l’état de santé de la femme peut ne pas s’améliorer. Dans ces cas de diagnostic complexe, une alternative non invasive trouverait donc sa place : en cas d’issue négative, elle éviterait des laparoscopies inutiles et conduirait à rechercher d’autres pathologies en vue d’un traitement adéquat.
Qu’est-ce que le test de salive
C’est dans le contexte de certaines attentes de la part des patients et des professionnels que la démarche d’évaluation a pris valeur. Endotest® en vue d’un remboursement par le Ministère. Après avoir accompagné le fabricant dans la collecte de données lors des premières étapes de développement clinique, tout en reconnaissant son caractère innovant et son efficacité diagnostique, nous soulignons la nécessité de mener des études complémentaires visant à évaluer son utilité clinique dans la pratique actuelle. Pour cette raison, un accès anticipé et sécurisé est initialement proposé dans le cadre d’un véritable paquet d’innovation.
C’est un test de salive ce qui vous permet de tester leL’ARN qui est la carte génétique de l’endométriose. C’est le premier biomarqueur s’est avéré capable de dire à une patiente, en quelques jours, si elle souffre d’endométriose.
Les tests statistiques, qui résultent des travaux menés sur le sujet avec différents centres d’investigation de référence, ont permis de valider le fait pour plus de 1 150 patients que toutes les valeurs statistiques médicales (sensibilité, spécificité) sont au-dessus de 95 %. C’est la première fois que nous avons un biomarqueur validé à ce niveau. La start-up Zewig, composée d’ingénieurs biomédicaux, collabore avec l’Institut de la moelle épinière et du cerveau de la Pitié-Salpêtrière qui réalise le séquençage d’ARN.
Une maladie difficile à diagnostiquer
Diagnostiquer l’endométriose nécessite une grande expertise. Il existe très peu de radiologues ou de gynécologues possédant cette expertise dans les techniques d’imagerie, et l’IRM est moyennement fiable. Le test le plus fiable est l’échographie. Le petit nombre d’experts dans le monde capables de détecter les formes bénignes d’endométriose complique le choix du moment opportun pour un diagnostic précoce. Les symptômes sont très invalidants même en présence de lésions peu nombreuses et en expansion. Cet écart anatomo-clinique est très préoccupant car c’est lui qui donne lieu à des digressions diagnostiques : les douleurs dont se plaignent les patients peuvent être sous-estimées et ne pas être immédiatement diagnostiquées.
Qu’est-ce qui changera pour les patients lorsque le test sera disponible ?
Ce test pourrait être utile chez les patients atteints âgé de 18 ans ou plus en âge de procréer, pour lesquelles la présence d’endométriose est fortement suspectée et qui présentent des douleurs pelviennes non contrôlées par un traitement médical empirique ou qui souhaitent devenir enceintes. Le des tests permettraient donc de réduire le nombre de laparoscopies pas nécessaire réalisée chez ces patients, lorsque l’évaluation d’imagerie de base est négative ou incertaine.
Le test pourrait réduire le temps de diagnostic quelques jours par rapport aux 7-10 ans actuels: tel est l’objectif et s’il se confirme comme tel ce sera un résultat extraordinaire.
En attendant, il est nécessaire de démontrer pleinement que le test est valable et réalisable, quels que soient le degré de déficience et l’âge du patient. Pour le moment, nous travaillons sur les sous-types de la maladie, en évaluant si le test est efficace sur les formes légères et modérées : jusqu’à présent, en effet, il n’a été testé que sur des patientes souffrant d’une forme anatomiquement sévère d’endométriose.
L’utilité clinique de ce test n’a pas encore été démontrée : les données transmises par le fabricant ne démontrent pas encore l’impact favorable du test dans la prise en charge des patients. De plus, les éléments disponibles ne permettent pas d’estimer avec précision la population qui pourrait être affectée.
