Je viens d’acheter une pieuvre avec de longs tentacules et un petit corps ; un classique de la cuisine coréenne.
Je voudrais le faire à la livournaise : ail, persil et vin noir jusqu’à ce qu’il soit tendre et bien cuit.
Il semble que ces pieuvres soient infectées à 22 % par un parasite, mais je suppose que la cuisson éliminera le problème ; il reste aussi un aliment surgelé.
Les Coréens ne voient pas d’inconvénient à manger de telles pieuvres vivantes (même mon coiffeur coréen me l’a confirmé), donc le danger du parasite est mentionné.
Il existe un système de nettoyage à la farine, pour un massage des mains de quelques minutes et un rinçage, qui nettoie l’extérieur et élimine la saleté de surface et j’ai l’intention de le faire.
Docteur, qu’en dites-vous et aimez-vous le briao de poulpe ?
Bon mois d’août à tous !
Kinzica

de Kinzica

La réponse du Dr. Andréa Ghiselli

Et bien la consommation de produits animaux crus est absolument déconseillée car même les plus frais, même fraîchement pêchés (ou dépecés dans le cas des animaux terrestres) sont certainement porteurs de virus, bactéries ou parasites typiques de l’espèce qui pourraient nous être pathogènes. Tout comme nous regorgeons de virus, de bactéries et de parasites qui peuvent être pathogènes pour d’autres animaux. Il est donc bon de cuisiner et de bien cuisiner. Dans le cas du poulpe, le problème ne se pose pas car il cuit tellement qu’on peut être plus que sûr de la reprise. Le fait qu’il soit gelé n’est pas un problème du tout, en fait c’est très souvent une bonne chose. Je ne parle pas du poulpe coréen car je ne connais pas la méthodologie de pêche, mais je pense que ce n’est pas différent des autres produits qui, surtout s’ils sont marqués, sont souvent congelés directement sur le bateau de pêche quelques heures après la pêche, préservant ainsi leur fraîcheur. Au contraire, le poisson frais qui est vendu chez les poissonniers, aussi frais soit-il, a inévitablement été pêché plusieurs heures avant.
Le fait de considérer des produits surgelés de moindre qualité est vraiment un mythe qui a du mal à s’éteindre, nous avons même mis en place une règle qui oblige les restaurateurs à informer le consommateur lorsque le produit est surgelé et lorsqu’il ne l’est pas, alors que ce serait plus logique au contraire. Même dans la restauration scolaire, je me suis souvent retrouvé à devoir parler à des parents horrifiés parce que leurs enfants recevaient des aliments surgelés. On ne comprend vraiment pas la raison, si ce n’est pour des problèmes de durabilité, mais alors c’est une autre affaire ou recette (les poulpes surgelés sont une chose, les produits panés et pré-frits en sont une autre) et là aussi, cependant, le problème n’est pas le fait qu’ils sont congelés.

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